15nov.

Pour le GRID, le projet, rien que le projet, tout le projet

A l’heure où nous devrions nous concentrer sur l’essentiel, la préparation de notre congrès d’Arras, ce week-end a été marqué par des initiatives médiatiques qui ne sont pas d’actualité.

D’abord la rencontre de Dijon qui se voulait œcuménique a été transformée en cirque médiatique, pire elle a donné lieu à l’affrontement de deux personnalités socialistes pendant que nos représentants, certes navrés, tenaient la chandelle. Nous voyons bien que cette voie est aujourd’hui plus qu’étroite, elle n’est pas facilement praticable du fait de l’immaturité des partenaires potentiels. Nous l’avons déjà dit c’est d’abord par l’affirmation d’un projet, puis par sa confrontation avec celui d’autres formations que nous serons audibles et crédibles. Le désarroi économique et social auquel nous sommes rendus fait qu’une tête connue en politique sans bilan crédible ne saura séduire ses fidèles électeurs sans une équipe ayant une réelle capacité de propositions réalistes, éclairées par des expériences de vie réellement vécues par nos concitoyens.

Une autre initiative, le lancement du club Terre Démocrate, si elle peut paraître sympathique, n’en est pas moins déroutante, en dépit de notre réelle affection pour Corinne Lepage. Ce club a vocation à se rapprocher d’Europe-Écologie. Il allie des personnes qui ont tourné le dos parfois avec fracas à notre mouvement ou qui s’apprêtent à le faire, à des personnalités éminentes du monde scientifique et judiciaire. Sa feuille de route est encore à construire, est-ce une écurie électorale pour les régionales ? Ou bien réellement un cercle de réflexion au service d’un projet national ? Dans ce cas apportera-il ses réflexions à notre mouvement ? A d’autres formations politiques ?  Comment un club qui annonce sa dissolution prochaine (dans un an) comme préalable pourrait-il garantir une pérennité de l’action nécessaire au changement profond que son projet politique prétend annoncer ?

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10nov.

La fin programmée du contrôle des gestions publiques locales ?

tirelire.jpg Le 28 octobre 2009, le Conseil des ministres a discrètement adopté un projet de réforme des juridictions financières qui pourrait bien, à terme, faire disparaître le contrôle de l’utilisation de l’argent public par les collectivités locales. Derrière un libellé pour le moins anodin se dissimule ni plus ni moins une remise en cause d’un des fondements de la démocratie locale, née en 1982 des lois de décentralisation, celui du contrôle par les chambres régionales des comptes de l’utilisation des impôts et ressources locales par les communes, les intercommunalités, les départements, les régions, mais aussi par les sociétés d’économie mixte ou les associations subventionnées.

La suppression de la taxe professionnelle aura pour conséquence de rendre les collectivités encore plus dépendantes de l’Etat. Cette réforme ajoutée à la réforme des collectivités signifie la mort lente de la décentralisation et un retour de l’Etat omniprésent dans la vie des citoyens, ou plutôt d’un État centralisateur dirigé par un président qui s’est fait roi…

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09nov.

Identité nationale : l'arbre qui cache la forêt

marianne.jpg Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des "démocraties populaires" qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.

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28oct.

Contre le cumul, mais on en parle après les élections.

3020921944_c409f5fdd61Les pouvoirs publics ont pris conscience que le cumul des mandats est un mal. Mais la volonté politique aujourd’hui ne s’exprime que dans les discours politique, sans jamais, quelque soit la majorité aller jusqu’au bout de la démarche.

Ils admettent que l’indépendance de l’élu dans l’exercice de ses mandats et fonctions peut être menacée notamment par la détention simultanée d’un nombre trop élevé de mandats. Alors, dans les intentions de programme le seul traitement envisageable est (la seule solution est donc) de limiter le cumul des mandats. La volonté de limiter le cumul des mandats est telle qu’entre 1974 et 1982, de nombreux rapports ont vu le jour. Certains, comme le rapport Léotard, établi par le groupe de travail de l’UDF en février 1980, préconise de limiter le cumul à deux mandats et interdit le cumul entre les fonctions considérées comme à plein temps.

D’autres, comme le rapport Debarge établi en février 1982 sur la demande du premier ministre Pierre Mauroy, proposent une solution plus modérée touchant les mandats parlementaires et les mandats locaux entre eux. Au total, entre 1974 et 1982, 13 propositions de loi ont été déposées devant l’Assemblée Nationale ou le Sénat mais aucune d’entre elles n’a vu le jour. Un remède est trouvé le 30 décembre 1985. En effet, à cette date est promulguée une loi organique applicable aux parlementaires et une loi ordinaire applicable aux détenteurs de mandats locaux.

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26oct.

Le MoDem revient à l’esprit de 2007 : il était temps

Par Christian Delom, Conseiller national

J’ai participé comme mes collègues au dernier conseil national de notre mouvement.

Voici les conclusions que je peux en tirer.

•    Côté projet, le compte n’y est pas encore.
•    Côté politique le réalisme revient.
•    Côté avenir, nous avons besoin plus que jamais d’une vision

Côté projet, le compte n’y est pas encore.

Un document de synthèse produit par le siège a été distribué à l’entrée de la séance.  

Le préambule de François Bayrou est réussi, enfin il n’est plus question d’avoir l’œil rivé sur le rétroviseur mais de s’intéresser au quotidien et  à l’avenir de nos concitoyens.

Le chapitre sur les valeurs est également prometteur.

Le côté rassurant est de voir écrit sur toutes les pages « document de travail ».  Le côté moins rassurant est d’entendre des collègues congratuler les auteurs sur la qualité du document alors même que nous n’avions matériellement pas eu le temps de le lire. Cirer les pompes est un métier bien rodé, mais, « chers amis », vous vous trompez de siècle, de combat et d’objectif. Faire plaisir au Prince, ce ne doit pas être un comportement démocrate, non ? D’ailleurs faut-il un prince ou un garant de la Démocratie et de la cohésion nationale ? Pour moi c’est tranché.

Il reste beaucoup de travail, si quelques points solides sont fixés, d’autres manquent encore. Les « plumes » officielles se contentent de bonnes généralités … pour l’instant. C’est pourquoi il faut se mobiliser.

Le travail des commissions, très dense, riche d’intéressantes innovations, manque à l’appel. Pourquoi ? Nos militants foisonnent d’idées. Les contributions des commissions sont plus travaillées, plus partagées, plus riches. Il faut impérativement s’en servir.

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