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  <title>GRID - Tag - France</title>
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  <description>Le GRID : un projet pour le MoDem, www.legrid.fr</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 23:11:38 +0100</pubDate>
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    <title>Identité nationale : l'arbre qui cache la forêt</title>
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    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 23:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Nos positions</category>
        <category>Eric Besson</category><category>France</category><category>institutions</category><category>modèle de développement</category><category>Sarkozy</category><category>services publics</category><category>éthique publique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.marianne_s.jpg&quot; alt=&quot;marianne.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;marianne.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;
Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des &quot;démocraties populaires&quot; qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le débat sur l'identité nationale est soudain venu s'inviter dans l'espace public, sans raisons apparentes. Pourquoi subitement lancer une telle consultation? Pour flatter un électorat conservateur? Pour récupérer quelques voix du Front National? Pour masquer d'autres sujets d'actualité plus compromettants? Pour préparer les Régionales? Sans doute un peu tout cela, mais surtout pour masquer le fait que le gouvernement passe son temps à s'attaquer à l'identité nationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le danger ne vient pas ici de pauvres migrants mais du gouvernement lui-même qui s'ingénie à modifier l'esprit du droit français en supprimant le juge d'instruction, l'esprit des systèmes de solidarité, des services publics, les financements des collectivités locales avec la taxe professionnelle, l'architecture des institutions, etc. Sans sacraliser à l'excès un &quot;modèle français&quot; à bout de souffle qui a besoin d'un sérieux lifting, moderniser ou réformer nos institutions ne doit pas signifier détruire les logiques et les équilibres que les sous-tendent. C'est précisément cela qu'il faut masquer. Ce que vous faites, accusez vos adversaires de le faire, vieux principe stalinien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'époque de la présidence de W. Bush, nous disions régulièrement à nos amis américains: comment pouvez-vous laisser faire cela? Comment pouvez-vous laisser bafouer ce qui fait les valeurs des Etats-Unis, leur image dans le monde: le respect des droits de l'Homme, le refus de la torture, la défense de la liberté?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos amis étrangers commencent à nous dire la même chose: comment pouvez vous laisser bafouer ce qui fait le rayonnement de la France? Le même mois, nous avons eu l'affaire de l'EPAD qui nous a fait apparaître comme une vulgaire république bannière, puis les sommes injustifiables dépensées par la France pour organiser un sommet euro-méditerranée pharaonique mais sans perspectives politiques  cohérentes. A côté de cela nous avons renvoyé dans un pays en guerre, où nos propres troupes sont engagées, une dizaine de pauvres Afghans qui avaient tout pour mériter le statut de réfugiés. Où sont passées la liberté, l'égalité et la fraternité?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est très précisément cela, le destruction systématique de l'identité nationale par le gouvernement lui-même, que le débat a pour objectif de nous cacher. C'est donc très politique, mais pas seulement dans le sens gentiment électoraliste que l'on pouvait supposer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Cumul ou parenthèse</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/08/Cumul-ou-parenthese</link>
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    <pubDate>Mon, 31 Aug 2009 20:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>legrid</dc:creator>
        <category>Projet</category>
        <category>cumul des mandats</category><category>France</category><category>institutions</category>    
    <description>&lt;img style=&quot;width: 189px; height: 139px; float: left;&quot; title=&quot;Cumul des mandats, août 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.cumul_s.jpg&quot; /&gt;&lt;!-- image DR --&gt;Pendant que les traders tentent de justifier leurs bonus, les partis
politiques tentent de justifier leurs manœuvres en matière d’alliance. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Face aux logiques les plus scabreuses, le citoyen se dit, sans trop
comprendre, que tout cela est bien trop compliqué pour être honnête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Effectivement, la classe politique en place au parlement est composée
pour une large part de professionnels du mandat électoral. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perdre un mandat signifie perdre des revenus… et bien plus encore. Il
est donc facile de comprendre l’agitation de ces hommes et ces femmes,
engagés dans des luttes terribles, car en politique, la valeur passe
après le culot tout comme le court terme l’emporte sur le moyen terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant ce temps là, les vraies questions restent en dehors du débat.
Par exemple celle-ci : la France dérape, est-ce la fin de son histoire
prospère ?… Tout comme Rome s’est délité sous la haute autorité d’une
supposée classe dirigeante incapable de comprendre le nouvel
environnement social et économique qu’elle avait elle-même laissé
s’installer.&lt;/p&gt;    La comparaison de ces deux époques mérite un flash back : l’appétit de pouvoir des empereurs a conduit à développer une gestion sophistiquée des affaires publiques et privées. Ceci a nécessité un personnel dédié aux tâches de gestion toujours plus important. Les scribes ont été recrutés parmi la population capable d’apprendre à lire, écrire et compter rapidement. Face à la nécessité, le recrutement s’est étendu aux esclaves. C’est ainsi que la boîte de pandore a été ouverte : l’esclavage a été aboli. La main d’œuvre gratuite est devenue payante. Pour plus de détails, se reporter aux livres d’histoire récents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, la situation à laquelle nous sommes confrontés est plus complexe, mais elle a ceci de commun avec la précédente que le pouvoir politique en place n’est pas connecté au terrain. Sentant le malaise, la prise de responsabilité est déportée sur des hyperexperts qui ne sont pas d’avantage connecté au terrain… car les médiatisés aiment rencontrer les médiatisés … pour refaire le monde. Qui n’aime pas rencontrer une personnalité toute rayonnante par ce qu’elle croit être son succès ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, tant que nos élus rémunérés seront préoccupés par leur réélection, nous passerons à côté de l’essentiel. Réclamer le mandat unique n’est pas suffisant. Les militants doivent réclamer une véritable démocratie au sein de leur parti. Celle qui leur permet de travailler sur le projet programmatique et celle qui permet de choisir &lt;ins&gt;parmi eux&lt;/ins&gt; des candidats éligibles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parmi eux » : voila ce qui change tout : parmi les militants, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui n’attendent pas un mandat pour vivre, mais simplement disposés à mettre &lt;ins&gt;temporairement&lt;/ins&gt; leurs convictions au service de la communauté pour faire avancer le progrès social, économique et environnemental (écologie et international entre autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Temporairement » voilà l’autre changement que nous devons atteindre. Dans une économie qui tourne de plus en plus vite et qui est de plus en plus diversifiée, est-il acceptable de voir se solidifier l’appareil politique ? Est-il normal d’avoir un parlement aussi peu représentatif de l’innombrable variété des profils de citoyens qu’ils sont sensés servir ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi nous estimons nécessaire de faire un inventaire de l’ensemble des mandats rémunérés et non rémunérés afin d’établir une grille de compatibilités (ceux qui peuvent éventuellement se cumuler entre eux) ainsi que le nombre de mandats consécutifs possibles (la limité est de deux pour le président de la république). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette limitation du nombre de mandats induit une réflexion sur la manière dont les élus retournent dans la vie publique ou privée. Cette réflexion ne doit pas traitée séparément de celle qui concerne l’ensemble des citoyens privés temporairement d’activité rémunérée.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’état actuel des choses, le parti qui s’en sortira, sera celui qui proposera un programme répondant aux attentes des citoyens. Deux solutions : soit ce parti dispose d’un important trésor de guerre avec lequel il va faire plancher un bataillon d’hyperexperts. La soupe sera bien présentée et sans doute bonne, mais pas authentique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre solution consiste à écouter et organiser ce que les citoyens ont à dire. Leurs souffrances leur ouvrent parfois le cœur, en tout les cas l’esprit. Cette voie est plus courageuse. Elle coûte nettement moins cher et permet de servir une soupe authentique. Les électeurs ne s’y tromperont pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;font-weight: bold;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;Gabriel Dagorn, Geneviève Bouché, et Gilles Lacan&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Tissu d’entreprise : de l’étoile au réseau</title>
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    <pubDate>Wed, 19 Aug 2009 18:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Geneviève Bouché</dc:creator>
        <category>Projet</category>
        <category>CAC40</category><category>France</category><category>intelligence collective</category><category>logiciel libre</category><category>PME</category><category>savoir</category><category>social</category><category>économie</category>    
    <description>&lt;h3&gt;On a tout essayé&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Economie florissante, août 2009&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: right;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/l__economie_florissante.JPG&quot; /&gt;Notre tissu d’entreprises principalement industrielles se meurt. Tous les experts de la recherche, de l’innovation, de la finance et bien d’autres ont été consultés. La classe politique et syndicale a donné ses recommandations inspirées des bonnes pratiques des continents voisins. Ce qui résulte de leur consensus a été suivi. Néanmoins, le désespoir gagne du terrain chez les travailleurs et les entrepreneurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nés dans la douceur de l’état providence, les hommes et les femmes en âge de travailler ne rechignent pas à la tâche : ils sont cependant empêchés de travailler. Et pourtant, ils ne manquent pas d’idée : les investisseurs reçoivent chaque année de plus en plus de projets dans lequel ils pourraient investir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le décalage entre le désir d’entreprendre et l’économie encalminée donne à penser que quelque chose cloche dans notre approche. Une analyse de ce qui a changé depuis les années 70, lorsque les premiers signes inquiétants ont commencé à poindre, permet d’éclairer la mutation qui s’opère. Elles sont profondes, irréversibles et détraquent notre système de gouvernance.&lt;/p&gt;    &lt;h3&gt;Ce qui a changé&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Notre vie sociale et économique a été organisée au lendemain de la dernière guerre par un aréopage de visionnaires aux noms prestigieux tels de Gaulle, Jean Monnet tant d’autres ! Tout était à construire ou reconstruire, en particulier nos infrastructures et notre industrie lourde, avec, en prime, l’idée de déployer le feu d’artifice d’innovations technologiques amorcées avant, pendant et après la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’utopie collective française s’est forgée autour d’un credo selon lequel le progrès technique apporte le bien être à tous et la solidarité nationale assure une protection sociale à chacun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être riche pour s’organiser autour d’un tel programme. Nous l’étions car la matière première n’était pas perçue comme une richesse limitée et coûteuse et la main d’œuvre employée dans les tâches « non qualifiée » était gérée avec une certaine facilité d’autant plus qu’après les guerres le besoin était important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul progrès qui vaille était le progrès technique. Pour lui nous avons engagé ce que nous estimions être nos élites. Nous avons osé les programmes de développement les plus fous, à en faire perdre la vie à certains d’entre nous …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les investissements d’envergure y ont été engagés, dans des programmes lourds et longs, en liaison avec les principaux foyers de décision du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos centres de recherche se sont organisés dans leurs propres circuits, accaparant les savoirs et des ressources financières énormes, supérieures à la moyenne constatée dans les pays dits industrialisés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, la France s’est organisée une économie capitaliste à sa manière, dirigée par des « capitaines d’industrie » qui ont peu à peu aménagé le paternalisme de leurs aînés, au grès des exigences formulées par des syndicats de moins en moins représentatifs. Cette forme de capitalisme ne nous a pas mis à l’abri de la dérive supercapitaliste où l’entreprise devient peu à peu multinationale. En l’absence de nationalité, la moralité sociale, financière et écologique devient une chose abstraite. Les états perdent leurs prérogatives à travers toutes sortes de chantages. Toutes les dérives deviennent possibles. L’introduction massive de l’informatique dans la finance va amplifier cette dégradation, pour notre plus grand malheur.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Or, peu à peu, nous sommes passés du marché de la demande et celui de l’offre. Pour séduire les clients, devenus volages, le marketing est entré en force dans notre paysage … jusqu’à en épuiser le consommateur qui aujourd’hui se rebelle : à présent il veut de plus en plus donner du sens à sa consommation. La technologie l’impressionne de moins en mois . Il veut plus de produits matures, intelligents, responsables. Posséder est de moins en moins sa priorité. Il veut seulement pouvoir disposer de la fonction d’un bien ou d’un service lorsqu’il en a besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, l’innovation n’est plus uniquement technologique. Elle devient composite : elle amalgame du high-tech, du juridique, de l’esthétique, de la logistique, du biologique, de la sécurité, du marketing, du service (conseil, formation, information, SAV) … et bien entendu de la finance ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La technologie devient une composante parmi d’autres de l’innovation. Fait nouveau, elle suscite de la méfiance : le temps des apprentis sorciers n’est plus. Le consommateur craint pour sa personne et son environnement. Il demande des comptes. Il exige des solutions crédibles à défaut d’être éprouvées. C’est notamment par ce biais que l’innovation reprend du service on peut même dire qu’elle explose, ou devrait exploser … car il n’est pas possible de laisser simultanément l’ancienne économie prospérer avec ses travers et de favoriser éclosion d’une nouvelle économie : basés sur des fondement radicalement différents, les modes de fonctionnement sont incompatibles.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En particulier, les valeurs au travail aussi changent : l’important n’est plus d’être le meilleur, mais d’être bien entouré, de faire les bonnes cooptations. Les occidentaux jouaient aux échecs, ils découvrent le jeu de Go.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos héros ont adoré les grands projets à hauts risques. Les informaticiens engagés dans le logiciel libre ont démontré que, pour faire de grandes choses, il est plus raisonnable d’avancer pas à pas dans une direction stratégique choisie plutôt que d’engager des forces considérables dans une direction qui pourraient se révéler une impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre culture de l’excellence, qui fait encore aujourd’hui notre force, a rendu possible un management où il est normal de punir sévèrement l’échec. Aujourd’hui, ceux qui réussissent savent que, sans renoncer à l’excellence, c’est dans l’échec que l’on apprend le mieux, à condition d’avoir une seconde chance et de tirer des leçons des échecs et des erreurs c’est ce à quoi nous invitent les processus qualités. Nous devons changer notre manière de gérer l’échec.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maîtriser la matière n’est plus suffisant pour s’imposer. Il faut habiller sans cesse son offre avec de l’innovation. Celle qui agrège des inventions, des découvertes, des créations artistiques et des idées inédites. L’innovation devient un flux continu dans lequel les entreprises trouvent leur place ou la perdent. C’est par l’innovation que se valorise le mieux un produit ou un service et par la valeur ajoutée dans l’acte de consommer, le plaisir ne suffit plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Innover induit la notion de prise de risque qui passe par la notion d’investissement. Or dans l’innovation en continu, la notion de prise de risque s’aborde de façon complètement différente : fini les grands programmes concentrés sur quelques grands projets, confiés à une supposée élite. Il convient d’investir globalement sur un grand nombre de projets entrant dans des axes d’innovation stratégiques afin de faire émerger des savoir-faire et des talents autour desquels de véritables projets d’entreprise vont être bâtis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nouvelle économie repose sur des savoirs,&amp;nbsp; des talents et de la finance: autant d’éléments qui voyagent à la vitesse de l’Internet et des avions. La guerre économique change de forme. Les nations doivent s’astreindre à protéger et faire prospérer un patrimoine volatil : la richesse intérieure des hommes, tous les hommes, car le talent est distribué au sein de l’humanité par la loterie génétique et non par la méritocratie.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Des étoiles aux réseaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, l’entreprise se doit d’être adaptable et composite. Elle grandit grâce aux alliances pertinentes qu’elle noue avec ses partenaires. C’est à ce prix que l’entreprise suit le rythme rapide d’évolution dans lequel elle est engagée, de par le simple fait d’exister dans l’économie de l’immatériel, celle où les changements ne sont pas entravés par les contraintes matérielles, mais essentiellement par les contraintes stratégiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot « solidarité », qui n’est plus une utopie avec l’état providence, doit remplacé par le mot « collaboratif » ou encore mieux « coopératif ». Peut-on être imaginatif et rapide avec 350 000 salariés autarciques à travers la planète ? (je ne comprends pas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réciproquement, les nations seront-elles intéressées d’être menées par le bout du nez par des décideurs transnationaux cyniques ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre tissu d’entreprise est traditionnellement organisé en étoile autour de quelques donneurs d’ordres. Durement éprouvé en ce début de siècle, ce tissu se recompose inexorablement dans une structure en réseau d’entreprises, inspiré des réseaux de distribution de fluides (type électricité, télécom) garantis sans panne : lorsqu’un nœud tombe, les autres le relaient. Chaque entreprise devient un nœud de compétence : elle est tour à tour cliente ou fournisseur d’un confrère, à moins qu’elle n’en soit l’agrégateur ou le distributeur. Cette nouvelle organisation présente deux avantages à l’échelle macro-économique : l’adaptabilté et la pérennité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la France perd le contrôle d’une entreprise du CAC 40, cela ne lui fait pas le même effet que de perdre un spécialiste de la pâte feuilleté, même si celui-ci fournissait les grands noms de la gastronomie. D’autres PME vont pouvoir se positionner sur la place laissée vacante. Elles vont même pouvoir récupérer les talents laissés sur le carreau. Car la véritable merveille de cette économie en réseau repose sur la notion d’économie recyclable : conserver ses talents et ses savoir-faire sur son territoire devient une préoccupation politique majeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce nouveau paysage économique, produire de la jeune entreprise devient une industrie stratégique à part entière !&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut une trentaine d’années pour obtenir une PME robuste. Pour faire croître une startup, il faut lui permettre d’avoir accès à des clients. Dans notre organisation économique actuelle, où seuls les grands travaillent avec les grands, les startups peinent à s’y installer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celles qui commencent à prendre des formes se façonne tant par de la croissance interne qu’externe. Elles ont besoin de challengers et de financiers qui leur proposent des « pièces de mécano », c'est-à-dire des startups à acheter pour consolider des parts de marché est des savoir-faire. C’est pourquoi, la création d’entreprise est un facteur crucial de renouvellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas bons en la matière : de jeunes entreprises faméliques, qui innovent sans avoir accès à l’état de l’art et dont les porteurs du projet perdent trop vite le contrôle de leur propre entreprise. Nos dispositifs d’aide à la création d’entreprise, notamment les pôles de compétitivité, ont été dessinés pour développer un tissu d’entreprise en étoile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres formes de déploiement, respectueuses de notre culture qui n’est ni anglosaxomane, ni nordique, commencent à être proposées, mais qui va les tester ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop engagées dans leurs intérêts à court terme, les leaders aux manettes de l’économie actuelle ne peuvent pas concevoir et développer des réformes qui vont permettre la réelle sortie de crise, celle qui permet de libérer cet immense élan d’innovation et de goût d’entreprendre. Ils écoutent les hyper-experts qui leur expliquent comment améliorer le paquebot propulsé à la méritocratie. Prenons garde de d’oublier que la talentocratie collaborative sourit déjà aux nations préparées ! &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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