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  <title>GRID - Tag - corruption</title>
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  <description>Le GRID : un projet pour le MoDem, www.legrid.fr</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 15:00:16 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Le fisc épinglé</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2010/02/Le-fisc-epingle</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 22:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>legrid</dc:creator>
        <category>Nos positions</category>
        <category>corruption</category><category>cour des comptes</category><category>fisc</category><category>fiscalité</category><category>justice</category><category>paradis fiscaux</category><category>économie</category><category>éthique publique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.argent_s.jpg&quot; alt=&quot;argent.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;argent.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Belgique, le fisc vient d’être épinglé par la Cour des Comptes. En France, une commission d’enquête sur le même sujet pourrait confirmer et apporter les premières solutions pour pallier les constats alarmants dénoncés par la Plateforme des Paradis fiscaux et judiciaires. (&lt;a href=&quot;http://www.argentsale.org&quot;&gt;http://www.argentsale.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un rapport assassin de la Cour des comptes sur le travail du fisc en Belgique met en lumière un manque de moyens, des retards et une législation non adaptée. (&lt;a href=&quot;http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1059020/2010/01/26/Le-fisc-flingue-par-la-Cour-des-comptes.dhtml&quot;&gt;lien&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, force est de constater qu’au vu des résultats statistiques du fisc français en matière d’évasion fiscale, un audit de la Cour des Comptes pour assister le Parlement dans le cadre d’une commission d’enquête pourrait s’avérer particulièrement judicieux à un moment où les déficits du Budget de l’Etat deviennent abyssaux.
Le G 20 fait référence aux quatre critères posés par l’OCDE pour définir un paradis fiscal et ainsi établir ses listes noire et grise&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Impôts insignifiants ou inexistants,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Absence de transparence,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Lois ou pratiques administratives empêchant un véritable échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Absence d’activités substantielles.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Or, ces critères ne suffisent pas à définir un paradis fiscal car ils occultent trois autres aspects cruciaux que le réseau international Tax Justice Network met en évidence&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le rôle des trusts, c'est-à-dire les mécanismes de prête-noms, grande spécialité anglo-saxonne qui permettent de masquer donneurs d’ordres et détenteurs de fonds, faute de registre permettant leur contrôle contrairement à celui des fiducies en France;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’exigence d’une coopération fiscale automatique et multilatérale. En effet, l’obligation de signer 12 conventions pour sortir de la liste grise devient une imposture quand Monaco sort justement de cette liste après avoir signé ses conventions avec une dizaine d’autres paradis fiscaux…&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’importance de la coopération judiciaire par la mise en place effective des lois anti-blanchiment afin de permettre une lutte plus efficace contre la corruption et l’argent du crime.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le réseau Tax Justice Network met donc la lumière sur environ 60 territoires opaques qui concentrent l’argent sale et celui de l’évasion fiscale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le top ten serait ainsi  constitué par l’Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les îles Cayman, La Cité de Londres en Grande-Bretagne, l'Irlande, les Bermudes, Singapour, la Belgique et Hong Kong.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;il y a de l’argent pour servir l’intérêt général, et c’est dans ces territoires qu’il se trouve. Faute de transparence de la part de ces territoires, le combat contre l’opacité des paradis fiscaux restera vain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En France, la lutte contre l’évasion fiscale demeure tout aussi inefficace.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les acteurs du contrôle fiscal se trouvent souvent frustrés voire impuissants devant la sophistication des montages dont les ramifications passent par ces territoires. L’arsenal juridique anti-évasion fiscale au profit des paradis fiscaux comporte peu d’articles (articles 123 bis, 209 B et 238 A du Code Général des Impôts). Deux de ces articles particulièrement emblématiques de cet arsenal&amp;nbsp;: les articles 123 bis et 209 B du CGI n’ont été utilisés chacun qu’à six reprises en 2006 et respectivement à cinq et treize reprises en 2007… Cette faible utilisation interroge&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’abord, l’accès aux informations est très difficile et le restera malgré le G20 de Pittsburgh qui n’oblige les Etats à aucun délai pour le retour des informations demandées et qui suppose la connaissance de la fraude avant même la formulation de la demande&amp;nbsp;! Ensuite, les conditions d’application de ces articles sont très restrictives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces nouveaux outils juridiques mis en place ces deux dernières années sont de toute évidence mal taillés en matière de lutte contre les paradis fiscaux.
Sans chercher à contester la philosophie réelle ou les buts affichés de certains d’entre eux, il suffit de constater que leur mise en oeuvre affiche très peu de résultats. A cette difficulté, s’ajoute le sentiment d’un décrochage entre les moyens juridiques, matériels et humains et le pilotage actuel du contrôle avec la réalité de la fraude.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le GRID souhaite la transparence des flux financiers transitant par les places offshore et milite contre l’opacité des structures telles que les trusts, afin de lutter notamment contre la corruption. Dans le même sens, il est favorable à la taxe Tobin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toute évidence, de vrais moyens juridiques et humains sont nécessaires pour un contrôle fiscal adapté aux enjeux. Aussi, une définition internationale des paradis fiscaux serait un préalable pour poser une convention internationale mettant en place de véritables échanges de renseignements automatiques entre les Etats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le GRID suggère à tous les députés de notre Parlement désireux de défendre l’intérêt général de se saisir du sujet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>GRID : Newsletter #3 — La démocratie, vite...!</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/11/GRID-Newsletter-3-La-democratie-vite</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 22:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>legrid</dc:creator>
        <category>Newsletters</category>
        <category>corruption</category><category>justice</category><category>libertés</category><category>logiciel libre</category><category>éthique publique</category>    
    <description>    &lt;img title=&quot;Marianne, nov. 2009&quot; style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 222px; height: 245px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/2marianne.jpg&quot; /&gt;Dans un moment où l'on observe une restriction des libertés publiques (loi &lt;a href=&quot;http://www.legrid.fr/post/2009/09/Le-GRID-Denonce-l-inconstitutionnalite-d-HADOPI-2&quot;&gt;Hadopi&lt;/a&gt;, etc.), il est indispensable de remettre la démocratie au cœur de notre projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous invitons à ce titre à regarder la &lt;strong&gt;vidéo de l'&lt;/strong&gt;&lt;a style=&quot;font-weight: bold;&quot; href=&quot;http://www.christiandelom.fr/?p=328&quot;&gt;interview de Christian Delom&lt;/a&gt;, à propos des conséquences du procès gagné contre la décision du maire de Clamart (Hauts-de-Seine) qui refusait d'accorder à l'opposition une tribune, dans son bilan de mi-mandat en 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous invitons par ailleurs à consulter les articles suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Identite-nationale&quot;&gt;&lt;strong&gt;Identité nationale&lt;/strong&gt; : l'arbre qui cache la forêt&lt;/a&gt;, par Anne-Sophie Godfroy ;&lt;br /&gt;- &lt;a style=&quot;font-weight: bold;&quot; href=&quot;http://www.legrid.fr/post/2009/11/La-fin-programmee-du-controle-des-gestions-publiques-locales&quot;&gt;La fin programmée du contrôle des gestions publiques locales ?&lt;/a&gt;, article issu d'un travail collectif des fondateurs.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 179px; height: 81px;&quot; title=&quot;Newsletter 1, août 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/newsletter1.png&quot; /&gt;&lt;br /&gt;www.legrid.fr&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Contre le cumul, mais on en parle après les élections.</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/10/Contre-le-cumul-mais-on-en-parle-apres-les-elections</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Oct 2009 08:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Dagorn</dc:creator>
        <category>Nos positions</category>
        <category>corruption</category><category>crise de la démocratie</category><category>cumul des mandats</category><category>justice</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a style=&quot;&quot; href=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/3020921944_c409f5fdd61.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 205px; height: 150px; margin-right: 9px;&quot; class=&quot;alignnone size-full wp-image-978&quot; src=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/3020921944_c409f5fdd61.jpg&quot; alt=&quot;3020921944_c409f5fdd61&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les
pouvoirs publics ont pris conscience que le cumul des mandats est un
mal. Mais la volonté politique aujourd’hui ne s’exprime que dans les
discours politique, sans jamais, quelque soit la majorité aller
jusqu’au bout de la démarche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils admettent que l’indépendance de l’élu dans l’exercice de ses
mandats et fonctions peut être menacée notamment par la détention
simultanée d’un nombre trop élevé de mandats. Alors, dans les
intentions de programme le seul traitement envisageable est (la seule
solution est donc) de limiter le cumul des mandats. La volonté de
limiter le cumul des mandats est telle qu’entre 1974 et 1982, de
nombreux rapports ont vu le jour. Certains,&amp;nbsp;&lt;ins&gt;comme
le rapport Léotard, établi par le groupe de travail de l’UDF en février
1980, préconise de limiter le cumul à deux mandats et interdit le cumul
entre les fonctions considérées comme à plein temps&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres, comme le rapport Debarge établi en février 1982 sur la
demande du premier ministre Pierre Mauroy, proposent une solution plus
modérée touchant les mandats parlementaires et les mandats locaux entre
eux. Au total, entre 1974 et 1982,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;13 propositions de loi ont été déposées devant l’Assemblée Nationale&lt;/strong&gt; ou le Sénat mais&amp;nbsp;&lt;strong&gt;aucune d’entre elles n’a vu le jour&lt;/strong&gt;.
Un remède est trouvé le 30 décembre 1985. En effet, à cette date est
promulguée une loi organique applicable aux parlementaires et une loi
ordinaire applicable aux détenteurs de mandats locaux.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ces lois, visant à limiter le cumul des mandats et des fonctions
électives, ont été adoptées par les parlementaires sans trop de
difficultés. Ces lois de 1985 n’ont pas changé la donne, car elles ne
sont pas assez sévères. Les inconvénients du cumul des mandats
persistent encore. C’est pourquoi le 5 avril 2000 deux autres lois, un
peu plus sévère visant elles aussi à limiter le cumul des mandats ont
vu le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première est une loi organique applicable aux parlementaires et
la seconde est une loi ordinaire applicable aux élus locaux. Les lois
de 1985 et de 2000 ne consacrent pas une inéligibilité de l’élu, mais
une incompatibilité entre les différents mandats de l’élu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, il sera étudié&amp;nbsp;&lt;strong&gt;les limitations aux mandats de parlementaires&lt;/strong&gt; et dans un second temps, il sera étudié&amp;nbsp;&lt;strong&gt;les limitations aux mandats d’élus locaux&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les incompatibilités du mandat de parlementaire&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi organique de 1985 et celle de 2000 ne font pas de distinction
entre le mandat d’un député et le mandat de sénateur. Ainsi les mêmes
règles de limitations seront appliquées aux députés et aux sénateurs.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ne faudrait-il pas faire une distinction entre le député et le sénateur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi organique du 30 décembre 1985 prévoit une incompatibilité
entre mandats parlementaires. Un député ne peut pas être sénateur et
inversement. La loi organique prévoit aussi que le mandat de député ou
sénateur ne peut être cumulé qu’avec un seul des mandats suivants : -
celui de l’assemblée des communautés européennes - celui de conseiller
régional - conseiller général - conseiller de Paris -maire d’une
commune de plus de 20 000 habitants autre que Paris -adjoint aux maires
d’une commune de plus de 100 000 habitants autre que Paris. Il faut
noter qu’au départ, la proposition de loi évoquait concernant la
fonction de maire un seuil démographique de 9000 habitants, les
parlementaires ont obtenu un seuil de 20 000 habitants.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La marge entre 9000 et 20 000 est énorme mais non significative&lt;/strong&gt;.il y a 36 678 communes en France,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;moins de 450 communes sont concernées par la loi et moins de 900 communes étaient concernées par la proposition initiale&lt;/strong&gt;. En revanche, 32 000 communes ont moins de 2000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même reproche pour les adjoints au maire. Il faudrait peut être&amp;nbsp;&lt;strong&gt;mettre un seuil démographique très bas ou pas du tout de seuil&lt;/strong&gt;,
car très peu de mairies sont aujourd’hui concernés. Donc de grandes
perspectives sont laissées aux députés et aux sénateurs qui veulent
être maire et en même temps conseiller général ou régional. Le cumul du
mandat est possible, mais il est limité à deux, tout du moins en ce qui
concerne les mandats venant d’être énoncé. En effet, un député ne peut
pas être conseil général et maire d’une commune de plus de 20 000
habitants. Cependant, un député peut sans problème être conseil général
et maire d’une commune de 10 000 habitants et en plus membre d’un
établissement public de coopération intercommunale. La limitation est
presque insignifiante, car le député peut avoir une charge de travail
tout aussi important qu’avant la loi. Il faut juste qu’il choisisse
bien ses mandats pour ne pas être en dehors de la loi. De plus, les
inconvénients du cumul des mandats ne disparaissent pas réellement. La
loi de 1985 montre ces limites. Le gouvernement en 2000 dépose une
nouvelle proposition de loi organique qui est adoptée le 5 avril 2000
et qui se montre en apparence plus sévère que la loi de 1985. La loi
organique de 2000 précise que le mandat de parlementaire est
incompatible avec l’exercice de plus d’un des mandats suivants :
conseiller régional conseiller de l’assemblée de Corse conseiller
général conseiller de Paris conseiller municipal d’une commune d’au
moins 3500 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point positif de cette réforme est que dorénavant il ne s’agit
plus d’adjoints ou de maire, mais de tous les conseillers municipaux.
Le seuil démographique a été relevé à 3500 habitants. C’est une bonne
chose, car en dessous de 3500 habitants les responsabilités de tout
conseiller municipal, adjoint ou maire sont assez réduites. Cependant,
il y a toujours des responsabilités peu importe la taille de la
commune. De plus,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la décentralisation alourdit ces responsabilités&lt;/strong&gt;.
Sont exclus de la loi organique les membres des EPCI et les conseillers
d’arrondissements qui ne sont pas membres du Conseil de Paris, ou du
conseil municipal de Lyon ou Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi organique de 2000 est plus exigeante, mais les mêmes
inconvénients de la loi organique de 1985 peuvent lui être reprochés.
Ces lois ne vont pas assez loin. Ayant les situations
d’incompatibilités des parlementaires il faut dorénavant étudier ce qui
se passe lorsqu’un parlementaire est en situation d’incompatibilité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;la sanction en cas d’incompatibilité&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a style=&quot;&quot; href=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/1490_sanction.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;alignnone size-medium wp-image-974&quot; src=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/1490_sanction-175x300.jpg&quot; alt=&quot;1490_sanction&quot; align=&quot;left&quot; height=&quot;300&quot; width=&quot;175&quot; /&gt;&lt;/a&gt;La
loi de 1985 prévoit que tout parlementaire, qui acquiert un mandat
électoral propre à le placer en situation d’incompatibilité
postérieurement à son élection au parlement, dispose pour démissionner
du mandat de son choix d’un délai de 15 jours à compter de la date de
l’élection, qui l’a mis en situation d’incompatibilité ou, en cas de
contestation, de la date à laquelle le jugement devient définitif. À
défaut d’option dans le délai imparti, le mandat acquis ou renouvelé à
la date la plus récente prend fin de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de 2000 a simplement allongé le délai de choix qui est à
présent de 30 jours. En résumé, le parlementaire en situation
d’incompatibilité après son élection au parlement&amp;nbsp;&lt;strong&gt;doit démissionner du mandat de son choix&lt;/strong&gt;
afin de revenir dans une situation de compatibilité. Le parlementaire a
un choix, il y a peu de chances qu’il veuille démissionner de son
mandat de parlementaire, mais rien ne lui en empêche. Généralement, le
parlementaire va démissionner d’un mandat d’élus locaux. Le
parlementaire à 30 jours pour démissionner, s’il ne fait pas son choix
dans ce délai sa dernière élection étant le parlement, il sera donc
pris fin à son mandat de parlementaire.&lt;strong&gt; Cette sanction est juste&lt;/strong&gt;,
elle est le seul point positif des lois organiques de 1985 et 2000. La
sanction permet au moins de rendre effectif les incompatibilités du
mandat parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut vérifier, à présent, si le traitement est efficace sur les élus locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les incompatibilités entre mandats d’élus locaux&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi ordinaire du 30 décembre 1985 interdit le cumul de plus de
deux mandats locaux entre le mandat de conseiller régional, conseiller
général, conseiller de Paris, maire d’une commune de plus de 20 000
habitants et adjoints au maire d’une commune de plus de 100 000
habitants.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il faudrait mieux comme pour les parlementaires enlever ou baisser les seuils démographiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi n’est pas efficace, car elle exclut les conseillers municipaux et les membres des EPCI.&lt;/strong&gt;
Pourtant, ces deux mandats peuvent comporter des responsabilités
importantes. Au final, un conseiller régional peut être conseiller
général, mais aussi maire d’une commune de 10 000 habitants. Il peut
donc cumuler 3 mandats sans être en situation d’incompatibilité. Les
mêmes reproches peuvent être formulés aux limitations du cumul des
mandats des élus locaux que celle du mandat de parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 5 avril 2000 interdit le cumul de plus de 2 mandats entre
le mandat de conseiller régional, conseiller général, conseiller de
Paris, conseiller de l’assemblée de Corse et conseiller municipal. La
loi de 2000 constitue une avancée car cette fois-ci il n’est plus
question de maire ou d’adjoints au maire mais de conseillers
municipaux. De plus, il n’y a pas de seuil démographique ainsi toutes
les conseillers municipaux de France sont concerné. En revanche, la loi
exclut toujours les membres de EPCI et les conseillers
d’arrondissements qui ne sont pas membres du conseil de Paris ou du
conseil municipal de Lyon ou Marseille pourtant les conseillers
d’arrondissements ont des responsabilités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;La sanction en cas d’incompatibilité&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la loi du 30 décembre 1985, tout élu local en situation
d’incompatibilité postérieurement à sa dernière élection dispose d’un
délai de 15 jours à compter de sa dernière élection ou en cas de
contestation de la date à laquelle le jugement devient définitif pour
démissionner du mandat de son choix. A défaut d’option dans le délai
imparti, le mandat acquis ou renouvelé à la date la plus récente prend
fin de droit. L’élu local a comme le député un droit de choisir et
comme le député si aucun choix n’est fait avant le délai imparti, le
dernier mandat acquis prend fin de plein droit. Cependant, la loi du 5
avril 2000 impose à l’élu local en situation d’incompatibilité de ne
pas choisir parmi tous ses mandats, mais parmi ceux qu’il avait
antérieurement. Ainsi, un élu local en situation d’incompatibilité ne
pourra pas choisir de démissionner du dernier mandat qu’il a obtenu. De
plus, si dans le délai imparti qui est étendu à 30 jours l’élu local ne
fait pas de choix il est mis fin de plein droit au mandat le plus
ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix laissait à l’élu local parmi les mandats qu’il détient antérieurement et non parmi tous ses mandats&amp;nbsp;&lt;strong&gt;permettent d’éviter la théorie du chef de file&lt;/strong&gt;.
En effet, quand l’élu local avait le choix entre tous leurs mandats il
était le chef de file d’une liste afin de permettre à la liste de
remporter les élections. Une fois les élections remportées, l’élu local
démissionnait de son mandat nouvellement acquis. L’élu local se servait
ainsi de sa notoriété pour faire gagner sa liste. Il ne voulait pas de
nouveau mandat, il voulait seulement que des personnes de la même
couleur politique que lui remportent les élections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la loi de 2000, l’élu local ne peut plus démissionner du
dernier mandat obtenu il est même de le conserver. Il ne peut donc pas
se présenter à une élection pour faire gagner sa liste, il est obligé
de se présenter à une élection parce qu’il veut se présenter et obtenir
ce siège.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos des élus locaux, la loi du 30 décembre 1985 est timide. La
loi du 5 avril 2000, quant à elle, évite certaines dérives et la
sanction qu’elle apporte aux situations d’incompatibilités est juste.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cependant, elle ne va pas encore assez loin en ce qui concerne les cas d’incompatibilités&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les incompatibilités entre fonctions électives locales&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 30 décembre 1985 interdit le cumul entre président du conseil général et président du conseil régional.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cette
interdiction est justifiée par un souci d’indépendance des
collectivités et non des élus, afin d’éviter une sorte de tutelle
organique d’une collectivité à une autre.&lt;/strong&gt; Si jamais, un élu
cumule la présidence du conseil général et la présidence du conseil
régional le mandat antérieur est réputé abandonné. Il faut noter que le
maire ne fait pas partie de l’incompatibilité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un maire, peu importe la taille de la commune, peut cumuler avec la présidence du conseil général.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Or
dans ce cas, il n’y a pas d’indépendance des collectivités, les
collectivités sont confondues, une sorte de tutelle organique existe
entre le département et la commune. Il faudrait donc rendre
incompatible la fonction de maire avec la présidence du conseil général
et régional.&lt;/strong&gt; La loi du 5 avril 2000, sur ce point, rend
incompatible, entre elles, les fonctions de maire, président du conseil
général et président du conseil régional. Si jamais un élu cumule deux
des trois fonctions, le mandat antérieur est réputé abandonné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/rapport-balladur.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;alignnone size-thumbnail wp-image-976&quot; src=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/rapport-balladur-150x150.jpg&quot; alt=&quot;rapport-balladur&quot; align=&quot;left&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;150&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le rapport Balladur&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation semble à l’heure actuelle forte complexe. En effet, si
de nombreuses propositions sont avancées pour pallier à cette incurie
française, aucune ne semble faire l’unanimité.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Pis encore, moult obstacles se dressent devant une éventuelle réforme allant dans le sens d’une interdiction du cumul.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les solutions proposées par le comité Balladur&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant même de parler des propositions du Comité Balladur, il est
intéressant de signaler que dès 1997, Lionel Jospin avait demandé à ses
ministres de renoncer à leurs mandats locaux exécutifs. Ce fut le cas
notamment de Catherine Trautmann, Ministre de la Culture, qui dut
renoncer à la mairie de Strasbourg. En 1998, un projet de loi avait été
déposé en ce sens par le gouvernement : il prévoyait l’interdiction du
cumul de tout mandat et de toute fonction exécutive (tout en permettant
d’être conseiller municipal, général ou régional). Mais la loi adoptée
en 2000 fut finalement moins ambitieuse, du fait notamment de
l’opposition du Sénat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venons-en au comité Balladur qui introduit le sujet du cumul en ces termes :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;«
Le renforcement du parlement par le biais d’attributions nouvelles et
de méthodes de travail mieux adaptées aux exigences de la démocratie
n’a de sens que si les parlementaires sont mis en mesure d’exercer
pleinement la mission que le peuple leur a confiée »&lt;/strong&gt;. Par la suite, le propos est d’une limpidité exemplaire : «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’interdiction
du cumul des mandats et des fonctions est la seule mesure qui
corresponde vraiment aux exigences d’une démocratie parlementaire
moderne »&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En découlent les deux propositions du comité qui nous intéressent :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Interdiction
de tout cumul entre une fonction ministérielle et une fonction élective
et Interdiction de tout cumul entre une fonction parlementaire et une
fonction exécutive locale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport précise même qu’il serait souhaitable de s’acheminer vers
un mandat parlementaire unique. Mais le compromis ici privilégié permet
de mettre à mal l’argument tiré duquel l’élu local également
parlementaire serait plus proche des citoyens. Ici, par cette
proposition, le parlementaire, s’il n’exerce pas de mandat exécutif,
pourra être conseillé municipal, général et régional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;La timidité de ces mesures&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller plus loin dans la réforme signifierait de prendre en compte
l’article 24 alinéas 3 de la constitution selon lequel « Le Sénat
assure la représentation des collectivités territoriales de la
République ». IL semblerait indispensable de différencier les statuts
des députés et des sénateurs. Il s’agirait alors d’interdire le cumul
des mandats pour les députés, mais de l’autoriser pour les sénateurs.
Cela permettrait dès lors d’appliquer à la lettre la constitution de la
cinquième République.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela serait intéressant à plusieurs égards : Cela permettrait de
compenser la relative infériorité du Sénat par rapport à l’Assemblée
Nationale. Les grands élus voudront garder leurs mandats locaux et
brigueront donc une place au Sénat.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ce dernier devenant dès
lors la véritable chambre de la décentralisation plutôt que d’être un
succédané conservateur de l’Assemblée Nationale.&lt;/strong&gt; Pour autant,
cela présente également des inconvénients : Ce système ferait des
sénateurs des super parlementaires qui, présents dans une chambre, font
élire les membres de l’autre du fait de leurs implantations locales. Le
Sénat deviendrait alors une instance spécialisée dans la défense des
intérêts locaux Les collectivités territoriales ne disposant pas d’un
sénateur maire ou d’un sénateur président ont, face à l’État, moins de
poids que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre approche pourrait être envisagée en faisant en sort que l&lt;strong&gt;e
Sénat soit composé des présidents de conseils généraux et régionaux,
des maires des grandes villes et de délégués des petites et moyennes
villes&lt;/strong&gt;.&lt;ins&gt; Ainsi, le Sénat deviendrait une véritable émanation des collectivités territoriales&lt;/ins&gt;.
Mais une autre question entre alors en jeu, alors que la France est un
État unitaire, les collectivités territoriales ont-elles une vocation
légitime à concourir au vote des lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il serait également possible de réguler le problème&amp;nbsp;&lt;strong&gt;en touchant au porte-monnaie des élus. D’une
part, instaurer un système liant le versement des indemnités aux
députés à la présence effective en Commission et en séance. D’autre
part, on peut imaginer un abaisse&amp;nbsp;ment des plafonds des indemnités en
cas de cumul des mandats.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;La question d’une décentralisation en profondeur&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/democratie.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;alignnone size-full wp-image-971&quot; src=&quot;http://www.jeunesdemocrates77.org/wp-content/uploads/2009/10/democratie.jpg&quot; alt=&quot;democratie&quot; align=&quot;left&quot; height=&quot;265&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’interdiction du cumul est suffisamment polémique pour ne pas
devoir mener en corollaire d’autres réformes indispensables pour
l’application efficace de ce cumul.&lt;strong&gt;La suppression du cumul doit donc être compensée par l’amélioration des conditions d’exercice des mandats et fonctions.&lt;/strong&gt; La réforme du cumul des mandats pose depuis le début&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la question de la décentralisation&lt;/strong&gt;.
Limiter le cumul, c’est vouloir rapprocher la classe politique des
électeurs, mais aussi dans le cas du cumul vertical vouloir empêcher la
préférence locale à l’Assemblée. A ce jour pour toute carrière
politique, il s’agit, nous l’avons vu, de partir du mandat local pour
arriver en fin de course après avoir franchi l’échelon départemental,
au cumul sur trois niveaux : local, départemental, national. La
centralisation administrative amène à des pratiques de favoritisme et
l’interdiction de cumul priverait de tout moyen des élus seulement
locaux. Pour que le pouvoir local ne soit pas désemparé par cette
interdiction,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;il faudrait accroître la décentralisation de façon à donner plus de pouvoir aux élus locaux et régionaux&lt;/strong&gt;
et que le cumul n’apparaisse plus comme un substitut à un manque de
pouvoir. Ainsi, si l’on instituait directement l’interdiction du cumul
des mandats sans réformer durablement le système centralisateur
français,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;cette mesure aurait pour effet de bloquer le système&lt;/strong&gt;, puisqu’aux échelons inférieurs les élus se retrouveraient privés de la marge de manœuvre que leur conférait le cumul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Le problème de la mise en valeur du statut de l’élu&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la décentralisation apparaît ainsi comme corollaire de
l’interdiction du cumul, le statut de l’élu reste préoccupant, puisque
l’exercice de plusieurs mandats est tout à la fois un moyen de
protection et de promotion.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il serait absurde ainsi d’interdire le cumul tout en n’offrant pas à l’élu les moyens d’agir correctement.&lt;/strong&gt; Le remède serait pire que le mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau financier, tout d’abord, les systèmes de rémunération pour
certains mandats repoussent les volontaires qui sont souvent obligés de
poursuivre une activité professionnelle à côté&lt;strong&gt;. Par ailleurs, seuls les fonctionnaires peuvent reprendre leur emploi après leur mandat.&lt;/strong&gt; Les problèmes de compétence rencontrés par les nouveaux titulaires de mandat&amp;nbsp;&lt;strong&gt;devront être résolus par le droit à la formation des élus&lt;/strong&gt;.
Si on limite la professionnalisation de l’élu, il se pose la question
de sa réinsertion à la fin de son mandat. Les électeurs pourront mieux
contrôler les élus si leurs compétences sont mieux définies car c’est
préciser les responsabilités et les compétences et en ce sens,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;le mandat unique permettra à l’électorat de sanctionner réellement les élus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’interdiction du cumul poursuit les objectifs suivants : un
meilleur travail des hommes politiques, une spécialisation plus grande
de chaque catégorie d’élu, un renouvellement accru du personnel
politique, une élévation générale du nouveau de représentation, une
plus grande participation des citoyens à la vie politique, une
dynamique de décentralisation et un rééquilibrage de la répartition des
pouvoirs publics. Mais, pour trouver tout son sens, cette réforme doit
s’inscrire dans un cadre plus large, celui de la décentralisation et de
la revalorisation du statut de l’élu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gabriel DAGORN&lt;br /&gt;Conseiller municipal de Jouarre (Seine-et-Marne).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La lutte contre la corruption, un levier essentiel pour une économie au service des peuples et la réhabilitation de la politique</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/09/La-lutte-contre-la-corruption</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Sep 2009 23:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Eve Quique</dc:creator>
        <category>Projet</category>
        <category>Anticor</category><category>corruption</category><category>crise de la démocratie</category><category>justice</category><category>éthique publique</category>    
    <description>&lt;p style=&quot;margin-top: 0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.Corruption_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 187px; height: 125px;&quot; title=&quot;corruption, sept. 2009&quot; /&gt;1 000 milliards d’euros, c’est l’ensemble des « dessous de table » qui seraient versés par an dans le monde selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliards qui s’évaporent ou qui trouvent un hébergement discret dans des places offshore et qui coûteraient jusqu’à trois fois plus cher dans les économies des pays les moins développés, ou encore un quart des revenus de tout le continent africain. De toute évidence, c’est l’évolution générale de ces pays qui est compromise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualité des décisions se détériore. On peut soupçonner la corruption dans la livraison d’équipements non appropriés, des programmes d’aide qui n’arrivent pas, dans des routes inachevées, des constructions qui s’effondrent, un système de santé paralysé…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La corruption permet aussi aux pays riches de s’approprier la main d’œuvre, les ressources naturelles, voire des portions entières des territoires des pays pauvres en achetant leurs dirigeants. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La corruption anéantit les efforts pour le développement d’une économie durable. La combattre apparaît vite comme une priorité. Comment ? En l’attaquant à sa source, là où naissent les moyens d’offre des « pots de vin » dans les pays développés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons ce qu’est la corruption. &lt;strong&gt;C’est « utiliser sa position de responsable d’un service public à son bénéfice personnel » (définition de la Banque Mondiale).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut avoir diverses causes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Une mauvaise gouvernance : cadre législatif flou, système judiciaire inadéquat, manque de transparence et de responsabilisation, manque de liberté de la presse ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Institutions faibles : fonctionnaires à forte autorité ayant peu de comptes à rendre, responsables officiels attirés par des rémunérations coupables, facteurs culturels ayant trait au mode de contrôle dans l'administration ou à la croyance au « droit aux bénéfices » des responsables administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Faibles salaires&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Cumul de fonctions plaçant un responsable dans une situation de conflit d’intérêts : maire et président d’un syndicat des eaux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Mais surtout une absence véritable d’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est donc nécessaire de développer de nouveaux outils juridiques permettant au pays de lutter contre la corruption :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;-Renforcer la législation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Augmenter les contrôles,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Augmenter les sanctions,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Développer une culture anticorruption dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vraie détermination politique, c’est ce le GRID veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre la corruption est un défi mondial qui engagent davantage les pays développés, leurs gouvernants et les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte et la prévention contre la corruption apparaissent rapidement comme un levier essentiel pour l’édification d’une économie saine et concurrentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aussi, le GRID propose la multiplication des campagnes de sensibilisation autour des répercussions néfastes de la corruption sur l’économie et la société.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre la corruption ne saurait être l’affaire d’un seul parti mais plutôt de l’ensemble des citoyens. L’accent doit donc être mis sur la conjugaison des efforts de tous et leur participation effective dans la préservation de la corruption. Cette conjugaison suppose un partenariat entre des groupes locaux qui dénoncent les faits délictueux ou non éthiques et des intervenants nationaux pour intervenir dans un cadre législatif ou judiciaire, appuyé par un relais médiatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Anticor (&lt;a href=&quot;http://www.anticor.org/&quot;&gt;www.anticor.org&lt;/a&gt;), créée en 2002 sous l'égide de Séverine Tessier et parrainée notamment par Eric Halphen, regroupe des élus et des citoyens de toutes tendances politiques qui ont décidé de s'unir contre la corruption.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des juristes et des personnalités engagées soutiennent cette association à travers son comité de parrainage constitué notamment par &lt;a href=&quot;http://www.corinnelepage.eu/&quot;&gt;Corinne Lepage&lt;/a&gt;, Cécile Duflot, Yann Wehrling, Christiane Taubira, Tristan Mendès France…. Anticor décerne chaque année un prix de la casserole à un élu condamné pour des faits de corruption et un prix d'Éthique à une personne ayant fait preuve de courage pour dénoncer la corruption ou ayant montré une intégrité remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne fait pas que dénoncer, elle a également participé avec Transparency France à une consultation pour l’élaboration de la loi anti-corruption votée en octobre 2007. Elle est membre actif de la plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, collectif chargé de la lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires. Elle propose également des textes comme la charte éthique des collectivités locales déclinée en 12 points et elle est actuellement consultée par le Sénat sur la réglementation du lobbying.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le GRID propose de suivre les travaux de cette association.&lt;/strong&gt; Il invite également tous ses membres à participer activement à la réhabilitation de l’éthique en politique et à la lutte contre la corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GRID souscrit à la charte éthique des collectivités locales élaborée par ANTICOR parce qu’elle est un premier pas vers la réhabilitation de la politique. Le GRID ne comprendrait pas l’absence des partis dans ce combat lors des prochaines élections régionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre la corruption, ce n’est pas seulement de nobles déclarations d’intention, cela concerne concrètement chaque parti politique, chaque citoyen d’une démocratie, notamment lors des élections.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le GRID suggère à Anticor de lancer, lors des prochaines élections régionales, un mouvement national de boycott des candidats, quel que soit leur parti, ayant été définitivement condamnés,&lt;/strong&gt; depuis moins de dix ans, pour des faits de corruption, de concussion, de prise illégale d’intérêts, de trafic d’influence, d’ingérence ou de favoritisme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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