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  <title>GRID - Tag - modèle de développement</title>
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  <description>Le GRID : un projet pour le MoDem, www.legrid.fr</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 15:00:16 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Pauvreté : qui s’en soucie ?</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/12/Pauvret%C3%A9-qui-s-en-soucie</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Dec 2009 18:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian Delom</dc:creator>
        <category>Nos positions</category>
        <category>modèle de développement</category><category>pauvreté</category><category>projet</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est sans aucun doute le combat de ce siècle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas disposer d’un logement digne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas manger tous les jours &amp;nbsp;à sa faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas avoir assez d’argent pour ses enfants, pour leur joie comme pour leur éducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir peur du lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas pouvoir construire sa vie dans la durée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre ballotté par les services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas pouvoir partir en vacances…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste est longue. Elle n’est pas nouvelle et elle s’incruste dans notre paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au delà de l’injustice de la pauvreté qui s’accroît inexorablement,
notre société est en train de ressusciter l’indignité de ne pas pouvoir
vivre de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous dit que la croissance et la reprise vont résoudre tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est archi faux car notre société est structurellement organisée
pour que la valeur s’accumule dans les mêmes mains. Pour que la
richesse se stocke sans être nécessairement réinvestie.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Accumulation et concentration sont la réalité si bien que de plus en
plus de gens regardent résignés le plafond de verre. La télévision
abreuve de ces mirages, de ces miroirs aux alouettes. Hier c’était pour
admirer, aujourd’hui pour regretter, et demain…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit pas de se mettre d’accord (ou même constater amèrement
des désaccords comme à Copenhague) pour que notre modèle de croissance
ne se fasse pas au détriment de l’avenir, il faut qu’il permette de
réparer les injustices au présent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;460000 logements vacants et des personnes qui sont mal logées ou pas logées du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dizaines de milliers de personnes coincées dans des logements
passerelles alors que leur réinsertion est pratiquement acquise. Les
efforts, ils les ont faits, la moindre des choses et d’aller au bout de
la promesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos jeunes sont dans cette nasse, coincés chez leurs parents, dans
les quartiers, dans des formations sans débouchés, dans l’impossibilité
de construire un foyer, un avenir, de réaliser leur projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont en partie les candidats inéluctables à l’accroissement de
la pauvreté. Gageons qu’ils ne seront pas résignés et que leur voix se
fera entendre, déjà en l’exprimant dans leur vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combattre la pauvreté, ce n’est pas uniquement réparer une
injustice, c’est réparer une société en panne, une société de
l’éphémère, de l’immédiat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de construire dans la durée, de rendre possible les
projets de chacun, mais aussi de ne laisser personne au bord du chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je viens d’avoir 50 ans et je suis fier de ne pas avoir de Rolex. En
revanche je ne serai pas fier de léguer à la génération montante, une
société détraquée ou contrairement au slogan électoral rien n’est
possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous allons bientôt élire des conseils régionaux, la priorité numéro
1 doit être de combattre la pauvreté&lt;/strong&gt;, il en va de notre avenir
collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joyeux Noël à tous.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.christiandelom.fr/?p=361&quot;&gt;&lt;em&gt;Source : christiandelom.fr&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Identité nationale : l'arbre qui cache la forêt</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/11/Identite-nationale-l-arbre-qui-cache-la-foret</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 23:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Nos positions</category>
        <category>Eric Besson</category><category>France</category><category>institutions</category><category>modèle de développement</category><category>Sarkozy</category><category>services publics</category><category>éthique publique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.marianne_s.jpg&quot; alt=&quot;marianne.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;marianne.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;
Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des &quot;démocraties populaires&quot; qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le débat sur l'identité nationale est soudain venu s'inviter dans l'espace public, sans raisons apparentes. Pourquoi subitement lancer une telle consultation? Pour flatter un électorat conservateur? Pour récupérer quelques voix du Front National? Pour masquer d'autres sujets d'actualité plus compromettants? Pour préparer les Régionales? Sans doute un peu tout cela, mais surtout pour masquer le fait que le gouvernement passe son temps à s'attaquer à l'identité nationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le danger ne vient pas ici de pauvres migrants mais du gouvernement lui-même qui s'ingénie à modifier l'esprit du droit français en supprimant le juge d'instruction, l'esprit des systèmes de solidarité, des services publics, les financements des collectivités locales avec la taxe professionnelle, l'architecture des institutions, etc. Sans sacraliser à l'excès un &quot;modèle français&quot; à bout de souffle qui a besoin d'un sérieux lifting, moderniser ou réformer nos institutions ne doit pas signifier détruire les logiques et les équilibres que les sous-tendent. C'est précisément cela qu'il faut masquer. Ce que vous faites, accusez vos adversaires de le faire, vieux principe stalinien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'époque de la présidence de W. Bush, nous disions régulièrement à nos amis américains: comment pouvez-vous laisser faire cela? Comment pouvez-vous laisser bafouer ce qui fait les valeurs des Etats-Unis, leur image dans le monde: le respect des droits de l'Homme, le refus de la torture, la défense de la liberté?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos amis étrangers commencent à nous dire la même chose: comment pouvez vous laisser bafouer ce qui fait le rayonnement de la France? Le même mois, nous avons eu l'affaire de l'EPAD qui nous a fait apparaître comme une vulgaire république bannière, puis les sommes injustifiables dépensées par la France pour organiser un sommet euro-méditerranée pharaonique mais sans perspectives politiques  cohérentes. A côté de cela nous avons renvoyé dans un pays en guerre, où nos propres troupes sont engagées, une dizaine de pauvres Afghans qui avaient tout pour mériter le statut de réfugiés. Où sont passées la liberté, l'égalité et la fraternité?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est très précisément cela, le destruction systématique de l'identité nationale par le gouvernement lui-même, que le débat a pour objectif de nous cacher. C'est donc très politique, mais pas seulement dans le sens gentiment électoraliste que l'on pouvait supposer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Saint-Germain-des-Prés: l'hémorragie continue</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/11/Saint-Germain-des-Pres%3A-l-hemorragie-continue</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 22:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>L'actu</category>
        <category>Editeurs</category><category>emplois</category><category>Grand Paris</category><category>modèle de développement</category><category>Quartier Latin</category><category>Région Île-de-France</category><category>Tourisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'hémorragie continue: Le Seuil quitte la rue Jacob pour installer ses bureaux à Montrouge. Un éditeur de plus qui quitte le Quartier Latin. Seule consolation, comme plusieurs de ses confrères, il conservera une &quot;vitrine&quot; à Saint-Germain-des-Prés pour les signatures d'écrivains et les conférences de presse. On sauve la façade, mais le reste se passera ailleurs. Deux articles se sont émus de la chose: &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/culture/0101600620-pas-de-quartier-pour-les-editeurs&quot;&gt;un article d'Edouard Launet dans Libération&lt;/a&gt; et un &lt;a href=&quot;http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/03/il-n-y-aura-bientot-plus-d-editeurs-a-saint-germain-des-pres.html&quot;&gt;article de Didier Jacob du Nouvel Obs&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.saint-germain_m.jpg&quot; alt=&quot;saint-germain.jpeg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;saint-germain.jpeg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Seuil déménage à Montrouge. Grasset, Fayard et P.O.L. font encore de la résistance, pour combien de temps?  En 1989, Les Presses de la Cité ont quitté la rue Garancière pour l'avenue d'Italie. D'autres ont suivi: Hachette est désormais dans le 15e, quai de Grenelle, et Flammarion quai Panhard-et-Levassor dans le 13e, Robert Laffont est avenue Marceau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps, les PUF ont disparu pour laisser place à Delaveine. La fringue remplace le livre. Le Divan est devenu Dior, Magnard n'est plus une librairie ouverte jusqu'à minuit pour y feuilleter quelques livres avant une séance de cinéma à Odéon, c'est une parapharmacie ou un &quot;Tati Or&quot;, et le Starbucks a remplacé la librairie médicale au bout de la rue de l'Ecole-de-Médecine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nostalgie, nostalgie&amp;nbsp;? Pas seulement. Plusieurs choses sont en jeu:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1. L'atmosphère générale d'un quartier. S'il n'est plus qu'un quartier touristique qui vit sur son passé, la réplique du même quartier à Disney finira par satisfaire tout autant le touriste qui n'y viendra plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. La créativité et la vitalité de l'édition française. Les éditeurs eux-mêmes ne s'y trompent pas et ont commencé à réinstaller des bureaux ou à conserver des &quot;vitrines&quot;. Un quartier d'affaire anonyme ne remplacera jamais complètement l'atmosphère du quartier latin. Les rencontres fortuites avec des auteurs, des créateurs ont plus de chances de se faire dans le jardin du Luxembourg qu'à la Plaine-Saint-Denis. Bref, l'écosystème est manifestement plus favorable. Espérons que l'on s'en apercevra avant de faire déménager l'EHESS&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3. L'équilibre entre les activités économiques d'un quartier: En gros les activités du quartier latin se partagent en trois tiers. Un tiers de commerce et tourisme, un tiers d'enseignement supérieur et recherche, un tiers d'industrie culturelle. Si les universités et les éditeurs déménagent — ce qu'elles ont largement commencé à faire avec les annexes de la Sorbonne à Malesherbes et Clignancourt, d'Assas dans le 15e, le départ des Ponts-et-Chaussées vers Marne-la-Vallée, etc.) — il ne restera que le tourisme, ce qui modifiera profondément les équilibres du quartier. Une mono-activité tournée vers le tourisme est vouée au dépérissement car le tourisme ne présente d'intérêt que si le lieu a une ambiance, ambiance donnée par les autres activités, culturelles et universitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4. L'idée de déménager les universités et les entreprises culturelles ne garantit pas leur pérennité. Chacun sait combien les universités hors de Paris sont moins attractives, personne ne sait si les éditeurs parviendront à recréer un environnement créatif. On sait que l'édition ou le cinéma peuvent mourir, est-il bien raisonnable de risquer des transplantations sauvages là où il n'y a pas de vraie nécessité&amp;nbsp;? Cela n'empêche pas de poursuivre le développement de nouveau quartiers, de nouveaux lieux de culture, ailleurs, mais est-il indispensable de déshabiller Pierre pour habiller Paul&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5. Environ le tiers des surfaces habitables du 6e appartient à l'État ou à des collectivités, sans compter le domaine privé de la Ville de Paris. N'y a-t-il pas là le levier d'une politique de maintien des activités universitaires et culturelles? Pourquoi transférer l'EHESS à Aubervilliers quand l'ancien immeuble d'EDF se libérait à quelques dizaines de mètres sur le même boulevard?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y a aucune fatalité à ces évolutions, nous manquons simplement politiques d'aménagement et de volonté politique pour maintenir les activités publiques et inciter les entreprises à rester.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Replantons des emplois</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/09/Replantons-des-emplois</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Geneviève Bouché</dc:creator>
        <category>L'actu</category>
        <category>modèle de développement</category><category>économie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;                                             Étude de cas&amp;nbsp;: France Télécom&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/arbre_reve_jpg.JPG&quot; alt=&quot;arbre_reve_jpg.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;arbre_reve_jpg.JPG, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Replanter pour demain&lt;/strong&gt;
Replanter autant d’arbres que nous en déracinons, l’idée, pas toujours réalisable suscite l’enthousiasme.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La finance sert à replanter&lt;/strong&gt;
Historiquement, la «&amp;nbsp;finance&amp;nbsp;» désigne l’argent qui reste à la fin d’une opération. En particulier, ce qu’il reste une fois que la récolte a été vendue. L’agriculteur sait que cet argent ne peut pas servir uniquement à partir en vacances. Il faut en mettre de côté pour acheter de la semence.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Innover pour se développer&lt;/strong&gt;
La semence à France Télécom c’était ses laboratoires de recherche. Grâce à eux, l’institution, qu’elle était à l’époque, assurait son développement par l’innovation. Dopée à l’enthousiasme du progrès, la machine fonctionnait à merveille&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans revenir ici sur le débat de l’intérêt de privatiser cette institution essentielle pour développement économique et culturel de notre pays, il est nécessaire d’éclairer le mécanisme de sa privatisation mis en cause par les drames d’aujourd’hui… Y revenir, non pas pour ajouter à l’émotionnel, mais pour que ces sacrifices extrêmes ne soient pas vains.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prédateur et non jardinier&lt;/strong&gt;
La finance qui pèse dans les conseils d’administration se comporte comme le «&amp;nbsp;suiveur&amp;nbsp;» qui éclaire un spectacle. Il cherche en permanence à orienter son faisceau lumineux sur le danseur le plus spectaculaire à un moment donné. À la fin du spectacle, il rentre chez lui avec l’heureux sentiment du travail accompli.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec la privatisation, les dirigeants attirent l’attention du «&amp;nbsp;suiveur&amp;nbsp;» avec les promesses de résultats du trimestre prochain, autrement dit le court terme et seulement le court terme. Dès lors, le souci est de ramener la productivité à des ratios comparables aux concurrents plus modernes et donc affranchis du poids des ans. Logique&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suiveur au lieu de pionnier&lt;/strong&gt;
Le moyen terme, la fameuse R&amp;amp;D (recherche et développement), est reléguée au rang d’icône&amp;nbsp;: juste un peu pour faire causer. Car dans cette logique très anglo-saxonne, l’innovation se fait dans des startups, ce qui ne marche pas vraiment en France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Résultat&amp;nbsp;: France Télécom subit les évolutions technologiques et s’y adapte tant bien que mal. Mal en l’occurrence étant donné qu’il lui est demandé de résoudre une équation insoluble&amp;nbsp;: maigrir sans faire officiellement de régime. De quoi tomber malade…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui qui se comporte ainsi est un «&amp;nbsp;suiveur ». Il n’a pas son sort en main. Il survit avant de disparaître. En revanche, celui qui tente d’innover accumule de l’agilité, celle qui permet d’anticiper les mutations.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tuer en vain&lt;/strong&gt;
Sans entrer dans les détails, il y avait des façons moins meurtrières pour arriver au résultat. Et de toutes façons, il y avait l’obligation de s’astreindre à replanter des emplois à hauteur de ceux que la maison avait besoin de détruire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est la règle de la «&amp;nbsp;remise en état des lieux ».
C’est possible en pratiquant la culture du développement par l’innovation.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reprenons notre sort en main&lt;/strong&gt;
Plutôt que d’accumuler de la dette, accumulons du travail, de la R&amp;amp;D et des projets qui les mettent en application.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En clair replantons les emplois que nous avons déracinés. Pour cela, il faut des institutions au service des praticiens et non l’inverse. Il faut des dirigeants qui ont grandi dans le système productif et non dans les ourlets du pouvoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.genevieve-b.fr/post/2009/09/France-Telecom-le-sinistre-tout-en-un&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire aussi sur le blog de Geneviève-B&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pauvreté : Quels enjeux pour notre modèle de développement ?</title>
    <link>http://www.legrid.fr/post/2009/08/Pauvrete-Quels-enjeux-pour-notre-modele-de-developpement</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 08:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacques-Henri Strauss</dc:creator>
        <category>Projet</category>
        <category>inclusion</category><category>modèle de développement</category><category>pauvreté</category>    
    <description>&lt;img title=&quot;Pauvreté, août 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrid.fr/public/Articles/.pauvrete_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 0em 1em 1em; float: right; width: 207px; height: 207px;&quot; /&gt;&lt;p&gt;Mouise, dénuement, misère, guigne, dèche, clochard,&amp;nbsp;&amp;nbsp; SDF, RMI… de quelque nom dont on l’affuble la&amp;nbsp;&amp;nbsp; pauvreté nous guette tous, elle nous inquiète, telle une&amp;nbsp; lèpre contagieuse que nous tentons d'occulter plutôt&amp;nbsp; que de la combattre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;La pauvreté ne frappe pas qu'un voisin imaginaire, elle&amp;nbsp;&amp;nbsp; est au cœur des familles, dans nos cités et nos&amp;nbsp; villages … et nous ne faisons rien, ou si peu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la pauvreté engendre de la pauvreté de par le fait que, régie par la loi du plus fort, elle attise des comportements individualistes et laisse la part belle aux citoyens sans scrupules, ceux qui s’accommodent de la corruption et du cynisme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut la combattre avant qu’elle ne prenne ses aises. Ce combat est essentiel pour prospérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’économie vers laquelle nous nous acheminons, il est nécessaire de donner à chaque individu son espace de contribution, c’est-à-dire la possibilité d’honorer ses obligations de citoyen et de créer de la valeur grâce à ses talents et ses savoir-faire. Il est évident qu’un homme affaibli réduit sa contribution … quand elle ne devient pas carrément négative, ce qui est pénible, surtout pour lui.&lt;/p&gt;    &lt;h3&gt;La valse des chiffres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, mourir de faim en France reste exceptionnel (quelques dizaines de cas par an, hélas mal répertoriés). Mais pour autant, nombreux sont ceux qui doivent recourir aux associations humanitaires pour leur survie au quotidien, sans compter les innombrables assistés de toutes natures grâce aux deniers publics, nationaux et européens. Leur nombre ne cesse de croître. Ce décompte est hélas difficile à établir. Il est même sujet à caution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvreté elle-même est difficile à appréhender. Il existe néanmoins une définition statistique communément admise pour la mesurer. Selon la définition européenne, est pauvre celui dont le revenu net est inférieur à 60 % du niveau du revenu médian d'un pays. En France ce seuil oscille autour de 1 463 €/mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc en France 11 millions de pauvres fin 2008. C'est énorme !! Les projections, selon mes calculs, pour fin 2009 et fin 2010 avoisinent respectivement 13,5 et 16 millions. Soit 17,8 % fin 2008, 21,8 % fin 2009 et 25,8 % fin 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un français sur quatre peut craindre d’être un pauvre fin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Exceptions françaises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La France fait valoir, en la matière, ses petites exceptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première exception française est que nos gouvernants tiennent compte d'un critère qui leur est propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France on est pauvre lorsque le revenu est inférieur à 50 % du revenu médian, soit environ 732 € par mois. Pratique !! D'un coup d'un seul, on passe de 11 millions de pauvres à 5 millions seulement. Compte tenu de la répartition des revenus cela signifie que les ménages qui se situent entre 60 et 70 % du revenu médian sont nombreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde exception française est que nous parlons de lutte contre l'exclusion là où les autres pays parlent de plans d'inclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, ailleurs en Europe on s'efforce de faire en sorte qu'il y ait moins de pauvres. À titre indicatif, le Danemark est à 3,0 % de pauvres et compte atteindre cette année la barre de 2,8 %. La Suède et la Finlande comptent rejoindre cette année la Suisse sous la barre des 3,0 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de lutte contre l'exclusion, la France a pris le parti de réduire non pas le nombre des pauvres, mais de réduire le nombre de pauvres recensés, ce qui fausse le débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième exception française concerne la faiblesse des moyens mis en œuvre pour endiguer ce drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les trois ans, la France doit se plier aux obligations de la Commission européenne et des Objectifs de Lisbonne. Elle publie donc son PNAI (Plan National d'Action pour l'Inclusion). Un document de réflexion et de planification des actions que la France entend mener durant les trois prochaines années. Autant dire un document essentiel ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détail significatif : pour planifier l'ensemble de nos actions la France y consacre un trimestre d'un unique fonctionnaire tous les trois ans... Soit un mois par an en moyenne. Un petit mois d'une seule personne pour planifier les actions qui touchaient 1 français sur 6 et peut-être un jour 1 sur 4 directement, et l’ensemble de la population, indirectement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce bien raisonnable ?&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Quelle société voulons-nous ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions chercher à atteindre les objectifs de nos meilleurs voisins européens. Osons !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvreté n'est pas seulement une catégorie comptable comme le montrent les critères de l'Union, ceux du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et de toutes les autres institutions s’intéressant à la chose. La pauvreté c'est aussi la misère affective, l'absence de perspectives d'avenir, l'insatisfaction de notre société d'hyperconsommation … le gâchis de ces talents qui ne s’exprimeront jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité » Gandhi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour penser un nouveau mode de développement, un modèle qui laisse sa juste place aux aspirations humaines en veillant au respect de tout et de tous : nous devons changer nos échelles de valeur et nos critères de réussites&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise est l'occasion rêvée de remettre à plat notre société. Alors oui, définissons une nouvelle norme d'évaluation de la pauvreté, à l'instar de l'indice de développement humain (IDH qui intègre des notions de santé, d’éducation et de niveau de vie), qui prend en compte d'autres facteurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fait inacceptable, l’Europe et plus particulièrement la France possèdent un des meilleurs indices IDH. Le traitement de la pauvreté en France relève donc d’une volonté de lutter contre le cynisme économique et d’une approche de la pauvreté qui soit une rupture honnête avec la vision charitable mais méprisante de ce fléau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de cet indice, nous devons travailler sur un bouclier social et économique qui permette d’empêcher les hommes et les femmes sains de corps et d’esprit de sombrer dans le gouffre … un bouclier conçu avec réalisme et dignité.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jacques-Henri Strauss, Gilles Lacan, Geneviève Bouché,&lt;br /&gt; et Christian Delom&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 0.8em; float: right;&quot;&gt;Illustration ©Philippe Dubois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;</description>
    
    
    
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