
Le congrès programmatique qui vient de se dérouler à Arras a marqué
de nombreux progrès pour le MoDem parmi lesquels, et non des moindres,
un plus large public d’adhérents épaulés par un plus large public de
responsables nationaux a développé une plus large coopération pour une
plus vaste conquête. Au fond, le MoDem se veut une famille politique
non pas plurielle mais pluraliste.
Dès lors, rejeter l’offre de Ségolène Royal pose question.Certes,
cette proposition de la dame du Poitou est purement politicienne,
puisqu'elle a besoin de survivre dans un PS où elle n’a plus le même
pouvoir qu’auparavant. Certes, le fait qu’elle contacte directement les
candidats MoDem en Poitou-Charente n’arrange pas les choses, surtout
sachant le refus que François Bayrou lui a signifié depuis des semaines.
Mais
la candidate vaincue de 2007 draine encore pas mal de voix. Ensuite,
elle n’est pas un parti, elle n’engage qu’elle-même, c’est un point
extrêmement important puisque dans ce cas, il peut
ne pas être question
d’alliance mais simplement de dialogue. En outre et plus encore, il va
falloir que François Bayrou donne vie à l’offre publique de dialogue
qu’il a lancée cet été à la Grande Motte, anticipée par la visite de
Marielle de Sarnez aux leaders du camp qui se dit progressiste.
Fermer
la porte au nez de Marie-Ségo est contraire à cette offre publique de
dialogue, tandis qu’il n’est pas possible non plus d’accepter l’offre
de 5 sièges sur la liste PS de Poitou-Charentes. Les adhérents et les
candidats ont raison de vouloir se présenter en purs MoDem, c’est ce
que nous leur souhaitons tous, mais
ne peuvent-ils garder leur identité politique en discutant d’autres voies de rapprochements ?
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