Ensemble, nous pouvons amender ce document de travail. Ensemble les 4 semaines qui nous séparent du congrès d’Arras nous suffirons. Rejoignez-nous pour que nous fassions porter ensemble et collectivement nos voix et nos idées.

Le MoDem deviendra alors le parti des gens (notamment des plus faibles), du réalisme et de l’avenir.  

Côté politique le réalisme revient.

A l’unanimité, le conseil national a voté de présenter des listes indépendantes dans toutes les régions.  Pouvait-il en être autrement ?

Seule la naïveté pouvait faire penser que les mains tendues  vers des partenaires dès le premier tour seraient prises en compte. Ceux et celles qui jouent cette partition vont vite s’en apercevoir à leurs dépens.

Ailleurs, le sectarisme et le nombrilisme prévalent ainsi que le manque de lucidité et de réalisme. J’ai assisté à un jeu d’équilibriste lors d’un café démocrate dont l’invité était Gaby Cohn Bendit : « nous devons rassembler les écologistes mais nous ne pouvons pas troubler notre électorat de gauche ». C’est comme si après les présidentielles, nous avions dit « pour travailler avec le MoDem, il faut exclusivement avoir voté Bayrou ou avoir eu envie de le faire ». Bonjour l’ouverture d’esprit. Et pendant ce temps, la France souffre.

Les Verts, qui ont repris le contrôle d’Europe-Écologie, demandent un passeport écologiste de préférence de gauche. Les socialistes rêvent de leur grandeur passée en se faisant le grand frisson identitaire (certains ont quand même un boulier dans les mains et se refont un frisson celui-là glacial). Le front de gauche rêve lui de jouer le rôle des « Linke » allemands.

Tout ce monde chante en cœur : tout sauf le… MoDem. Les français pensent eux qu’il y a d’autres urgences. Leur bilan collectif (PS, Verts, PC) régional est d’ailleurs contestable : peu de prise en compte de l’avenir, essoufflement, saupoudrage, bref une gestion plan-plan, façon troisième république, celle des notables…

Le MoDem  n’aura pas de compétition du Nouveau Centre, puisque au coup de sifflet du chef, le doigt s’est remis sur la couture du pantalon, alors tels les bourgeois de Calais les clés ont maintenant été remises au conquérant, le frisson identitaire a, là aussi, fait long feu. Comme le disait une militante de ma ville « moi, je suis une vraie centriste, j’ai toujours voté à droite », il n’y a rien à ajouter !

Au MoDem, après la déception des présidentielles, les errements des municipales et la défaite des européennes, la ligne d’indépendance d’avant les  présidentielles est réaffirmée, tant mieux, c’est celle qui nous avait réussi le plus. C’est sur cette ligne que le MoDem a été créé. C’est à partir d’elle que nous retrouverons le souffle initial. Mais c’est cette ligne que nous avions perdue de vue depuis. Tout cela, cumulé avec un fonctionnement interne calamiteux, a désespéré les militants.

Cette ligne est porteuse d’espoir. Le GRID, dans l’esprit de sa construction, a vocation à contribuer à cet édifice.

Côté avenir, nous avons besoin plus que jamais d’une vision

Je reste persuadé que les français cherchent une alternative au pouvoir en place et ne la trouvent ni dans un parti socialiste exsangue, sans ligne politique, sans leadership, ni dans le vote Europe-Écologie, car là aussi déception annoncée, les calculs politiciens des Verts relancent un réflexe de repli sur eux-mêmes.  

Le MoDem n’est pas parfait, mais il est là et il est le mieux placé pour offrir une vision pour l’avenir, une vision de vivre mieux ensemble, d’un monde de progrès durable, de valeurs réinventées. Nous pourrions faire plus vite, plus franc, plus collectif, c’est évident, alors faisons le.

Le MoDem est dans l’opposition : qui le conteste ? Soyons nous-mêmes : nous ne devons pas nous excuser tout le temps de ne pas nous référer à la gauche. Ce qui est nouveau c’est que nous pouvons aujourd’hui confronter les divergences et mettre en lumière des convergences avec des partis se revendiquant à gauche. C’est la moindre des choses.

Sur la protection sociale et la démocratie sociale, sur les enjeux du développement durable, sur l’école, sur la laïcité, sur la lutte contre la pauvreté, ces convergences sont réelles. Sur la liberté d’entreprendre, sur la volonté de renouer avec un développement économique évidemment durable mais support de la croissance, sur la réforme de l’Etat, sur le périmètre des services publics, ces convergences sont à préciser quant on saura ce que les Verts et le PS proposent.

Au lieu de troubler les esprits par des rencontres médiatiques précipitées, le point essentiel est de confronter notre vision de l’avenir avec celle des autres. Il est clair que nous ne partageons pas celle du pouvoir en place : Une société ne peut pas être uniquement fondée sur la valeur argent et sur l’accumulation de richesses individuelles, pas plus qu’elle doit se satisfaire des déficits publics et de l’accroissement des dettes financières, sociales et écologiques, surtout quand on nous en fait un package global.

Nous attendons du congrès d’Arras, une expression claire de la vision démocrate, qui mettra chacun en face de ses responsabilités. Pour ma part j’y contribuerai activement. Le GRID est une excellente plateforme prête à l’emploi, à chacun de s’en servir.