Accumulation et concentration sont la réalité si bien que de plus en plus de gens regardent résignés le plafond de verre. La télévision abreuve de ces mirages, de ces miroirs aux alouettes. Hier c’était pour admirer, aujourd’hui pour regretter, et demain…

Il ne suffit pas de se mettre d’accord (ou même constater amèrement des désaccords comme à Copenhague) pour que notre modèle de croissance ne se fasse pas au détriment de l’avenir, il faut qu’il permette de réparer les injustices au présent.

460000 logements vacants et des personnes qui sont mal logées ou pas logées du tout.

Des dizaines de milliers de personnes coincées dans des logements passerelles alors que leur réinsertion est pratiquement acquise. Les efforts, ils les ont faits, la moindre des choses et d’aller au bout de la promesse.

Nos jeunes sont dans cette nasse, coincés chez leurs parents, dans les quartiers, dans des formations sans débouchés, dans l’impossibilité de construire un foyer, un avenir, de réaliser leur projet.

Ils sont en partie les candidats inéluctables à l’accroissement de la pauvreté. Gageons qu’ils ne seront pas résignés et que leur voix se fera entendre, déjà en l’exprimant dans leur vote.

Combattre la pauvreté, ce n’est pas uniquement réparer une injustice, c’est réparer une société en panne, une société de l’éphémère, de l’immédiat.

Il est temps de construire dans la durée, de rendre possible les projets de chacun, mais aussi de ne laisser personne au bord du chemin.

Je viens d’avoir 50 ans et je suis fier de ne pas avoir de Rolex. En revanche je ne serai pas fier de léguer à la génération montante, une société détraquée ou contrairement au slogan électoral rien n’est possible.

Nous allons bientôt élire des conseils régionaux, la priorité numéro 1 doit être de combattre la pauvreté, il en va de notre avenir collectif.

Joyeux Noël à tous.

Source : christiandelom.fr