25déc. 2009
Pauvreté : qui s’en soucie ?
Par Christian Delom
- Nos positions
- 7 commentaires
-
Partager
C’est sans aucun doute le combat de ce siècle.
Ne pas disposer d’un logement digne.
Ne pas manger tous les jours à sa faim.
Ne pas avoir assez d’argent pour ses enfants, pour leur joie comme pour leur éducation.
Avoir peur du lendemain.
Ne pas pouvoir construire sa vie dans la durée.
Etre ballotté par les services sociaux.
Ne pas pouvoir partir en vacances…
La liste est longue. Elle n’est pas nouvelle et elle s’incruste dans notre paysage.
Au delà de l’injustice de la pauvreté qui s’accroît inexorablement, notre société est en train de ressusciter l’indignité de ne pas pouvoir vivre de son travail.
On nous dit que la croissance et la reprise vont résoudre tout cela.
C’est archi faux car notre société est structurellement organisée pour que la valeur s’accumule dans les mêmes mains. Pour que la richesse se stocke sans être nécessairement réinvestie.
Accumulation et concentration sont la réalité si bien que de plus en plus de gens regardent résignés le plafond de verre. La télévision abreuve de ces mirages, de ces miroirs aux alouettes. Hier c’était pour admirer, aujourd’hui pour regretter, et demain…
Il ne suffit pas de se mettre d’accord (ou même constater amèrement des désaccords comme à Copenhague) pour que notre modèle de croissance ne se fasse pas au détriment de l’avenir, il faut qu’il permette de réparer les injustices au présent.
460000 logements vacants et des personnes qui sont mal logées ou pas logées du tout.
Des dizaines de milliers de personnes coincées dans des logements passerelles alors que leur réinsertion est pratiquement acquise. Les efforts, ils les ont faits, la moindre des choses et d’aller au bout de la promesse.
Nos jeunes sont dans cette nasse, coincés chez leurs parents, dans les quartiers, dans des formations sans débouchés, dans l’impossibilité de construire un foyer, un avenir, de réaliser leur projet.
Ils sont en partie les candidats inéluctables à l’accroissement de la pauvreté. Gageons qu’ils ne seront pas résignés et que leur voix se fera entendre, déjà en l’exprimant dans leur vote.
Combattre la pauvreté, ce n’est pas uniquement réparer une injustice, c’est réparer une société en panne, une société de l’éphémère, de l’immédiat.
Il est temps de construire dans la durée, de rendre possible les projets de chacun, mais aussi de ne laisser personne au bord du chemin.
Je viens d’avoir 50 ans et je suis fier de ne pas avoir de Rolex. En revanche je ne serai pas fier de léguer à la génération montante, une société détraquée ou contrairement au slogan électoral rien n’est possible.
Nous allons bientôt élire des conseils régionaux, la priorité numéro 1 doit être de combattre la pauvreté, il en va de notre avenir collectif.
Joyeux Noël à tous.





7 commentaires
Elections régionales en Aquitaine : Jean Lassalle (Modem) se veut le "candidat du peuple"
Jean Lassalle est connu du grand public depuis juin 2003. Jour, où il entonna l'hymne des Pyrénées en langue béarnaise dans l'hémicycle pendant les questions au gouvernement pour obtenir le maintien d'une gendarmerie près du tunnel du Somport. Député-maire de Lourdios-Ichère, petit village de la Vallée d'Aspe, où il est né, ce Béarnais pur souche a marqué le paysage médiatique et politique par ses coups d'éclats. Ainsi, le 7 mars 2006, il a aussi entamé au Palais Bourbon, dans la salle des quatre colonnes, une grève de la faim pour faire pression sur le gouvernement et éviter la relocalisation, au sein même du département des Pyrénées-Atlantiques, d'une usine du groupe Toyal Europ, filiale du groupe japonais Toyo Aluminium K.K, qui employait 150 salariés dans la vallée d'Aspe.
"Remettre l'homme au coeur du système"
Homme de convictions, Jean Lassalle défend fermement le monde rural et entend insuffler un nouveau de projet de société, "où l'homme sera au coeur". Pour lui, le "système capitaliste est dépassé et génère aujourd'hui trop de souffrance, de malheur et d'invidualisme". A cet égard, Jean Lassalle entend "aller à la rencontre des gens de tous les jours" pendant sa campagne. "Je vais avoir une tribune pendant trois mois pour exprimer toutes ces idées qui me sont chères. Je veux parler de la campagne à la ville, de la ville à la campagne", se réjouit-il. "Un élu se doit de recréer du lien entre les humains", clame Jean Lassalle. Pour le député Modem, il faut pour cela "repartir de la base, du village, du quartier". "Cela passe par des bureaux de poste, des animateurs de rue", explique-t-il. Selon lui, "Alain Rousset (le président PS du Conseil régional d'Aquitaine, ndlr), qui aime beaucoup cette région, a fait des centaines de visites, mais qui s'en souvient ? Il a fait du saupoudrage comme les autres élus régionaux", dénonce-t-il. "Moi, je veux que les gens se souviennent de moi quand j'irais les voir". Il lui reste trois mois pour les convaincre.
Bien dit Christian! je rappellerais pour ma part les promesses de N Sarkosy le 18 12 2006:
Il y a 3 ans!
"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine.
Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."NS ...
Ne faut il pas le rappeler encore? Et qu'est ce qu'il attend?
Bonjour, je suis tombe par hasard sur votre blog et je trouve que les articles qui y sont present sont supers.
You guys have a great staff here if they can update your website constantly with great articles! One is better than the other! Great work! I would like to have such hard workers myself! Damn ?
very good
great
http://www.nikeairmaxsalers.com/ Nike Air Max