15mar.

À la sortie de la messe, on achète des gâteaux !

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« La messe est dite : 18 %, 8 %, 4 % … Le prêche ne vaut plus rien. Il n’empêche, la messe est dite et nous pouvons aller acheter les gâteaux qui, au dessert, orneront la table familiale du dimanche. »

Ainsi s’exprimait François Bayrou lors de son intervention, pour le moins décalée, hier soir.

Le résultat de Jean Lassalle offre, à cet égard, un contraste saisissant : l’un pense à un parti sans militants, l’autre fait confiance à une pratique politique faite dans la durée, la conviction et le respect de tous : militants comme électeurs.

Un grand merci à ceux qui ont fait du bon travail. Les 4,28 % obtenus appellent un salut respectueux vis-à-vis de ces femmes et de ces hommes qui ont fait de leur mieux en dépit des conditions extrêmes dans lesquelles ils ont été placés … même la froidure s’en est mêlée !

La démonstration est ainsi faite que le savoir faire est encore présent au sein de notre formation politique. Ils vont en être la souche du renouveau.

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13déc.

Pourquoi rejeter l'offre de Ségolène Royal ?

Le congrès programmatique qui vient de se dérouler à Arras a marqué de nombreux progrès pour le MoDem parmi lesquels, et non des moindres, un plus large public d’adhérents épaulés par un plus large public de responsables nationaux a développé une plus large coopération pour une plus vaste conquête. Au fond, le MoDem se veut une famille politique non pas plurielle mais pluraliste.
Dès lors, rejeter l’offre de Ségolène Royal pose question.

Certes, cette proposition de la dame du Poitou est purement politicienne, puisqu'elle a besoin de survivre dans un PS où elle n’a plus le même pouvoir qu’auparavant. Certes, le fait qu’elle contacte directement les candidats MoDem en Poitou-Charente n’arrange pas les choses, surtout sachant le refus que François Bayrou lui a signifié depuis des semaines.

Mais la candidate vaincue de 2007 draine encore pas mal de voix. Ensuite, elle n’est pas un parti, elle n’engage qu’elle-même, c’est un point extrêmement important puisque dans ce cas, il peut ne pas être question d’alliance mais simplement de dialogue. En outre et plus encore, il va falloir que François Bayrou donne vie à l’offre publique de dialogue qu’il a lancée cet été à la Grande Motte, anticipée par la visite de Marielle de Sarnez aux leaders du camp qui se dit progressiste.

Fermer la porte au nez de Marie-Ségo est contraire à cette offre publique de dialogue, tandis qu’il n’est pas possible non plus d’accepter l’offre de 5 sièges sur la liste PS de Poitou-Charentes. Les adhérents et les candidats ont raison de vouloir se présenter en purs MoDem, c’est ce que nous leur souhaitons tous, mais
ne peuvent-ils garder leur identité politique en discutant d’autres voies de rapprochements ?

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