Les universités de rentrée sont terminées. Nous pouvons en tirer un bilan.
Une volonté d’alliance précipitée et sans condition
Sans mandat du Conseil national, dont le rôle est de débattre de la stratégie, notre président a publiquement et clairement indiqué son désir de discuter dès aujourd’hui avec d’autres formations politiques, sans avoir construit notre projet. Nous le regrettons, non pas parce que nous y sommes hostiles, mais parce que nous pensons que ce n’est pas la bonne méthode, que cette annonce apporte de la confusion et qu’elle fait passer le projet en second plan. Une large majorité des militants veulent d’abord forger puis affirmer leurs convictions. Nous pouvons reprendre la phrase de Corinne Lepage qui a été largement applaudie : « Nous ne sommes ni à droite, ni à gauche, nous sommes devant ».
Être devant c’est avoir des idées à soi
Pour le GRID, être devant s’est d’abord gagner la bataille des idées. Plus que jamais ces universités de rentrée prouvent que, sans projet de société prospectif par rapport aux analyses et aux solutions du passé, nous ne pourrons pas montrer à quel point nous sommes « devant », contraignant ainsi les autres formations politiques à se positionner. C’est uniquement comme cela que chaque formation pourra vérifier qu’un projet commun est possible, lisible et durable.
On pourrait penser que nous avons été entendus quand on reprend les exhortations de nos deux leaders à conduire le congrès programmatique. Les déclarations de fin de congrès nous font craindre de voir le projet subordonné aux « désirs d’alliances ».

Le GRID est un rassemblement indépendant de militants, qui se
positionne en force de proposition et place le projet du MoDem au cœur
de son débat.






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