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13déc.

Pourquoi rejeter l'offre de Ségolène Royal ?

Le congrès programmatique qui vient de se dérouler à Arras a marqué de nombreux progrès pour le MoDem parmi lesquels, et non des moindres, un plus large public d’adhérents épaulés par un plus large public de responsables nationaux a développé une plus large coopération pour une plus vaste conquête. Au fond, le MoDem se veut une famille politique non pas plurielle mais pluraliste.
Dès lors, rejeter l’offre de Ségolène Royal pose question.

Certes, cette proposition de la dame du Poitou est purement politicienne, puisqu'elle a besoin de survivre dans un PS où elle n’a plus le même pouvoir qu’auparavant. Certes, le fait qu’elle contacte directement les candidats MoDem en Poitou-Charente n’arrange pas les choses, surtout sachant le refus que François Bayrou lui a signifié depuis des semaines.

Mais la candidate vaincue de 2007 draine encore pas mal de voix. Ensuite, elle n’est pas un parti, elle n’engage qu’elle-même, c’est un point extrêmement important puisque dans ce cas, il peut ne pas être question d’alliance mais simplement de dialogue. En outre et plus encore, il va falloir que François Bayrou donne vie à l’offre publique de dialogue qu’il a lancée cet été à la Grande Motte, anticipée par la visite de Marielle de Sarnez aux leaders du camp qui se dit progressiste.

Fermer la porte au nez de Marie-Ségo est contraire à cette offre publique de dialogue, tandis qu’il n’est pas possible non plus d’accepter l’offre de 5 sièges sur la liste PS de Poitou-Charentes. Les adhérents et les candidats ont raison de vouloir se présenter en purs MoDem, c’est ce que nous leur souhaitons tous, mais
ne peuvent-ils garder leur identité politique en discutant d’autres voies de rapprochements ?

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15nov.

Pour le GRID, le projet, rien que le projet, tout le projet

A l’heure où nous devrions nous concentrer sur l’essentiel, la préparation de notre congrès d’Arras, ce week-end a été marqué par des initiatives médiatiques qui ne sont pas d’actualité.

D’abord la rencontre de Dijon qui se voulait œcuménique a été transformée en cirque médiatique, pire elle a donné lieu à l’affrontement de deux personnalités socialistes pendant que nos représentants, certes navrés, tenaient la chandelle. Nous voyons bien que cette voie est aujourd’hui plus qu’étroite, elle n’est pas facilement praticable du fait de l’immaturité des partenaires potentiels. Nous l’avons déjà dit c’est d’abord par l’affirmation d’un projet, puis par sa confrontation avec celui d’autres formations que nous serons audibles et crédibles. Le désarroi économique et social auquel nous sommes rendus fait qu’une tête connue en politique sans bilan crédible ne saura séduire ses fidèles électeurs sans une équipe ayant une réelle capacité de propositions réalistes, éclairées par des expériences de vie réellement vécues par nos concitoyens.

Une autre initiative, le lancement du club Terre Démocrate, si elle peut paraître sympathique, n’en est pas moins déroutante, en dépit de notre réelle affection pour Corinne Lepage. Ce club a vocation à se rapprocher d’Europe-Écologie. Il allie des personnes qui ont tourné le dos parfois avec fracas à notre mouvement ou qui s’apprêtent à le faire, à des personnalités éminentes du monde scientifique et judiciaire. Sa feuille de route est encore à construire, est-ce une écurie électorale pour les régionales ? Ou bien réellement un cercle de réflexion au service d’un projet national ? Dans ce cas apportera-il ses réflexions à notre mouvement ? A d’autres formations politiques ?  Comment un club qui annonce sa dissolution prochaine (dans un an) comme préalable pourrait-il garantir une pérennité de l’action nécessaire au changement profond que son projet politique prétend annoncer ?

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