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15mar.

À la sortie de la messe, on achète des gâteaux !

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« La messe est dite : 18 %, 8 %, 4 % … Le prêche ne vaut plus rien. Il n’empêche, la messe est dite et nous pouvons aller acheter les gâteaux qui, au dessert, orneront la table familiale du dimanche. »

Ainsi s’exprimait François Bayrou lors de son intervention, pour le moins décalée, hier soir.

Le résultat de Jean Lassalle offre, à cet égard, un contraste saisissant : l’un pense à un parti sans militants, l’autre fait confiance à une pratique politique faite dans la durée, la conviction et le respect de tous : militants comme électeurs.

Un grand merci à ceux qui ont fait du bon travail. Les 4,28 % obtenus appellent un salut respectueux vis-à-vis de ces femmes et de ces hommes qui ont fait de leur mieux en dépit des conditions extrêmes dans lesquelles ils ont été placés … même la froidure s’en est mêlée !

La démonstration est ainsi faite que le savoir faire est encore présent au sein de notre formation politique. Ils vont en être la souche du renouveau.

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28oct.

Contre le cumul, mais on en parle après les élections.

3020921944_c409f5fdd61Les pouvoirs publics ont pris conscience que le cumul des mandats est un mal. Mais la volonté politique aujourd’hui ne s’exprime que dans les discours politique, sans jamais, quelque soit la majorité aller jusqu’au bout de la démarche.

Ils admettent que l’indépendance de l’élu dans l’exercice de ses mandats et fonctions peut être menacée notamment par la détention simultanée d’un nombre trop élevé de mandats. Alors, dans les intentions de programme le seul traitement envisageable est (la seule solution est donc) de limiter le cumul des mandats. La volonté de limiter le cumul des mandats est telle qu’entre 1974 et 1982, de nombreux rapports ont vu le jour. Certains, comme le rapport Léotard, établi par le groupe de travail de l’UDF en février 1980, préconise de limiter le cumul à deux mandats et interdit le cumul entre les fonctions considérées comme à plein temps.

D’autres, comme le rapport Debarge établi en février 1982 sur la demande du premier ministre Pierre Mauroy, proposent une solution plus modérée touchant les mandats parlementaires et les mandats locaux entre eux. Au total, entre 1974 et 1982, 13 propositions de loi ont été déposées devant l’Assemblée Nationale ou le Sénat mais aucune d’entre elles n’a vu le jour. Un remède est trouvé le 30 décembre 1985. En effet, à cette date est promulguée une loi organique applicable aux parlementaires et une loi ordinaire applicable aux détenteurs de mandats locaux.

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25sept.

La lutte contre la corruption, un levier essentiel pour une économie au service des peuples et la réhabilitation de la politique

1 000 milliards d’euros, c’est l’ensemble des « dessous de table » qui seraient versés par an dans le monde selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Des milliards qui s’évaporent ou qui trouvent un hébergement discret dans des places offshore et qui coûteraient jusqu’à trois fois plus cher dans les économies des pays les moins développés, ou encore un quart des revenus de tout le continent africain. De toute évidence, c’est l’évolution générale de ces pays qui est compromise.

La qualité des décisions se détériore. On peut soupçonner la corruption dans la livraison d’équipements non appropriés, des programmes d’aide qui n’arrivent pas, dans des routes inachevées, des constructions qui s’effondrent, un système de santé paralysé…

La corruption permet aussi aux pays riches de s’approprier la main d’œuvre, les ressources naturelles, voire des portions entières des territoires des pays pauvres en achetant leurs dirigeants.  

La corruption anéantit les efforts pour le développement d’une économie durable. La combattre apparaît vite comme une priorité. Comment ? En l’attaquant à sa source, là où naissent les moyens d’offre des « pots de vin » dans les pays développés. 

Rappelons ce qu’est la corruption. C’est « utiliser sa position de responsable d’un service public à son bénéfice personnel » (définition de la Banque Mondiale).

Elle peut avoir diverses causes :

• Une mauvaise gouvernance : cadre législatif flou, système judiciaire inadéquat, manque de transparence et de responsabilisation, manque de liberté de la presse ;

• Institutions faibles : fonctionnaires à forte autorité ayant peu de comptes à rendre, responsables officiels attirés par des rémunérations coupables, facteurs culturels ayant trait au mode de contrôle dans l'administration ou à la croyance au « droit aux bénéfices » des responsables administratifs.

• Faibles salaires 

• Cumul de fonctions plaçant un responsable dans une situation de conflit d’intérêts : maire et président d’un syndicat des eaux…

• Mais surtout une absence véritable d’opposition.

Il est donc nécessaire de développer de nouveaux outils juridiques permettant au pays de lutter contre la corruption :

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16sept.

Pétition en faveur des primaires au MoDem : nous ne pouvons pas faire autrement

 /> Pétition "Pour l'organisation de primaires au Mouvement Démocrate"

Parmi les crises que nous vivons et qui s’imbriquent les unes dans les autres, celle de la démocratie est sans conteste la plus sournoise : elle vide les urnes et donne à chacun la possibilité de fuir le débat.

La pratique du parachutage est l’une des pires formes d’irrespect à l’égard des militants et des électeurs. Les grandes formations politiques savent qu’elles ne peuvent plus impunément franchir cette ligne jaune. C’est pourquoi, même sous des formes imparfaites, chacune organise ses primaires.

Le MoDem ne peut faire autrement que d’organiser les siennes. Y renoncer remettrait en cause notre identité et nos valeurs car il est impossible de prôner la démocratie pour les autres tout en refusant de l’appliquer soi-même en interne.

C’est la raison pour laquelle le GRID a lancé cette pétition.