Mouise, dénuement, misère, guigne, dèche, clochard,   SDF, RMI… de quelque nom dont on l’affuble la   pauvreté nous guette tous, elle nous inquiète, telle une  lèpre contagieuse que nous tentons d'occulter plutôt  que de la combattre.
 
La pauvreté ne frappe pas qu'un voisin imaginaire, elle   est au cœur des familles, dans nos cités et nos  villages … et nous ne faisons rien, ou si peu !

Or, la pauvreté engendre de la pauvreté de par le fait que, régie par la loi du plus fort, elle attise des comportements individualistes et laisse la part belle aux citoyens sans scrupules, ceux qui s’accommodent de la corruption et du cynisme !

Il faut la combattre avant qu’elle ne prenne ses aises. Ce combat est essentiel pour prospérer.

Dans l’économie vers laquelle nous nous acheminons, il est nécessaire de donner à chaque individu son espace de contribution, c’est-à-dire la possibilité d’honorer ses obligations de citoyen et de créer de la valeur grâce à ses talents et ses savoir-faire. Il est évident qu’un homme affaibli réduit sa contribution … quand elle ne devient pas carrément négative, ce qui est pénible, surtout pour lui.