
« La messe est dite : 18 %, 8 %, 4 % … Le prêche ne vaut plus rien. Il n’empêche, la messe est dite et nous pouvons aller acheter les gâteaux qui, au dessert, orneront la table familiale du dimanche. »
Ainsi s’exprimait François Bayrou lors de son intervention, pour le moins décalée, hier soir.
Le résultat de Jean Lassalle offre, à cet égard, un contraste saisissant : l’un pense à un parti sans militants, l’autre fait confiance à une pratique politique faite dans la durée, la conviction et le respect de tous : militants comme électeurs.
Un grand merci à ceux qui ont fait du bon travail. Les 4,28 % obtenus appellent un salut respectueux vis-à-vis de ces femmes et de ces hommes qui ont fait de leur mieux en dépit des conditions extrêmes dans lesquelles ils ont été placés … même la froidure s’en est mêlée !
La démonstration est ainsi faite que le savoir faire est encore présent au sein de notre formation politique. Ils vont en être la souche du renouveau.
Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des "démocraties populaires" qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.
Pendant que les traders tentent de justifier leurs bonus, les partis
politiques tentent de justifier leurs manœuvres en matière d’alliance. 



