Les
pouvoirs publics ont pris conscience que le cumul des mandats est un
mal. Mais la volonté politique aujourd’hui ne s’exprime que dans les
discours politique, sans jamais, quelque soit la majorité aller
jusqu’au bout de la démarche.
Ils admettent que l’indépendance de l’élu dans l’exercice de ses
mandats et fonctions peut être menacée notamment par la détention
simultanée d’un nombre trop élevé de mandats. Alors, dans les
intentions de programme le seul traitement envisageable est (la seule
solution est donc) de limiter le cumul des mandats. La volonté de
limiter le cumul des mandats est telle qu’entre 1974 et 1982, de
nombreux rapports ont vu le jour. Certains, comme
le rapport Léotard, établi par le groupe de travail de l’UDF en février
1980, préconise de limiter le cumul à deux mandats et interdit le cumul
entre les fonctions considérées comme à plein temps.
D’autres, comme le rapport Debarge établi en février 1982 sur la
demande du premier ministre Pierre Mauroy, proposent une solution plus
modérée touchant les mandats parlementaires et les mandats locaux entre
eux. Au total, entre 1974 et 1982, 13 propositions de loi ont été déposées devant l’Assemblée Nationale ou le Sénat mais aucune d’entre elles n’a vu le jour.
Un remède est trouvé le 30 décembre 1985. En effet, à cette date est
promulguée une loi organique applicable aux parlementaires et une loi
ordinaire applicable aux détenteurs de mandats locaux.
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