C’est sans aucun doute le combat de ce siècle.
Ne pas disposer d’un logement digne.
Ne pas manger tous les jours à sa faim.
Ne pas avoir assez d’argent pour ses enfants, pour leur joie comme pour leur éducation.
Avoir peur du lendemain.
Ne pas pouvoir construire sa vie dans la durée.
Etre ballotté par les services sociaux.
Ne pas pouvoir partir en vacances…
La liste est longue. Elle n’est pas nouvelle et elle s’incruste dans notre paysage.
Au delà de l’injustice de la pauvreté qui s’accroît inexorablement, notre société est en train de ressusciter l’indignité de ne pas pouvoir vivre de son travail.
On nous dit que la croissance et la reprise vont résoudre tout cela.
C’est archi faux car notre société est structurellement organisée pour que la valeur s’accumule dans les mêmes mains. Pour que la richesse se stocke sans être nécessairement réinvestie.
Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des "démocraties populaires" qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.






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