A l’heure où nous devrions nous concentrer sur l’essentiel, la préparation de notre congrès d’Arras, ce week-end a été marqué par des initiatives médiatiques qui ne sont pas d’actualité.
D’abord la rencontre de Dijon qui se voulait œcuménique a été transformée en cirque médiatique, pire elle a donné lieu à l’affrontement de deux personnalités socialistes pendant que nos représentants, certes navrés, tenaient la chandelle. Nous voyons bien que cette voie est aujourd’hui plus qu’étroite, elle n’est pas facilement praticable du fait de l’immaturité des partenaires potentiels. Nous l’avons déjà dit c’est d’abord par l’affirmation d’un projet, puis par sa confrontation avec celui d’autres formations que nous serons audibles et crédibles. Le désarroi économique et social auquel nous sommes rendus fait qu’une tête connue en politique sans bilan crédible ne saura séduire ses fidèles électeurs sans une équipe ayant une réelle capacité de propositions réalistes, éclairées par des expériences de vie réellement vécues par nos concitoyens.
Une autre initiative, le lancement du club Terre Démocrate, si elle peut paraître sympathique, n’en est pas moins déroutante, en dépit de notre réelle affection pour Corinne Lepage. Ce club a vocation à se rapprocher d’Europe-Écologie. Il allie des personnes qui ont tourné le dos parfois avec fracas à notre mouvement ou qui s’apprêtent à le faire, à des personnalités éminentes du monde scientifique et judiciaire. Sa feuille de route est encore à construire, est-ce une écurie électorale pour les régionales ? Ou bien réellement un cercle de réflexion au service d’un projet national ? Dans ce cas apportera-il ses réflexions à notre mouvement ? A d’autres formations politiques ? Comment un club qui annonce sa dissolution prochaine (dans un an) comme préalable pourrait-il garantir une pérennité de l’action nécessaire au changement profond que son projet politique prétend annoncer ?






Derniers commentaires