On a tout essayé

Notre tissu d’entreprises principalement industrielles se meurt. Tous les experts de la recherche, de l’innovation, de la finance et bien d’autres ont été consultés. La classe politique et syndicale a donné ses recommandations inspirées des bonnes pratiques des continents voisins. Ce qui résulte de leur consensus a été suivi. Néanmoins, le désespoir gagne du terrain chez les travailleurs et les entrepreneurs.

Nés dans la douceur de l’état providence, les hommes et les femmes en âge de travailler ne rechignent pas à la tâche : ils sont cependant empêchés de travailler. Et pourtant, ils ne manquent pas d’idée : les investisseurs reçoivent chaque année de plus en plus de projets dans lequel ils pourraient investir.

Le décalage entre le désir d’entreprendre et l’économie encalminée donne à penser que quelque chose cloche dans notre approche. Une analyse de ce qui a changé depuis les années 70, lorsque les premiers signes inquiétants ont commencé à poindre, permet d’éclairer la mutation qui s’opère. Elles sont profondes, irréversibles et détraquent notre système de gouvernance.