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30sept.

Corbeil et Rambouillet : occasions manquées pour le MoDem

Mauvais présage pour le MoDem qui n'est même pas cité dans la presse. A Corbeil, Nathalie Boulay-Laurent, ex-MoDem et sans étiquette, ne passe pas le barre des 5%. Où était le candidat du MoDem? On pourrait faire la même remarque pour la législative partielle de Rambouillet où le MoDem a soutenu un divers-gauche socialiste dissident arrivé après la candidate écologiste et après le PS. Un bien mauvais score si l'on se souvient que Bayrou en personne est venu soutenir le candidat. De bien mauvais choix ou pire, pas de choix du tout, et une quasi-disparition du MoDem sur l'échiquier politique dans des circonscriptions pourtant favorables à l'UDF autrefois.

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13sept.

Que s'est-il finalement passé à La Grande Motte ?

En apparence, une Université de rentrée assez terne à la Grande-Motte. Beaucoup de presse pour finalement assez peu d'événements, des militants moroses, tendus et dans l'expectative. Il faut reconnaître que l'équation semble insoluble : l'alliance avec l'UMP serait incohérente pour l'hyper-opposant de l'hyper-président, mais l'alliance à gauche est tout aussi périlleuse. Comment ne pas s'y retrouver dans le rôle du supplétif ?

La stratégie de la grande alliance républicaine anti-Sarko est séduisante, mais sans volonté de du PS et des Verts de partager cette stratégie et sans moyens de s’y positionner légitimement en leader, l’hypothèse est irréaliste.

Pour comprendre ce qui s'est passé à la Grande-Motte, il faut comprendre les différents agendas des différents acteurs, sachant que les frontières entre les groupes ne sont pas étanches :
  • L'agenda de François Bayrou : être élu en 2012. Cela suppose avant tout de conserver son indépendance. Dans cette perspective l'alliance n'est possible qu'en position de force, impossible sinon, perspective peu réjouissante pour les élus potentiels. Annoncer d'emblée une stratégie d'autonomie pourrait les pousser à aller négocier avec les listes concurrentes, il faut donc ouvrir la porte à des discussions, mais se donner le temps de construire les moyens de négocier en position de force et préparer le terrain au cas où l'alliance serait suicidaire pour 2012.

  • L'agenda des conseillers sortants et des conseillers potentiels : être élus ou réélus en 2010. La mécanique électorale, soi-disant proportionnelle, donne une large prime au vainqueur et ne laisse que des miettes à celui qui arriverait en troisième position, à supposer qu'il parvienne à passer la barre des 10% au premier tour. Même dans ce cas, le trop petit nombre d'élus ne permettrait pas de constituer un groupe et d'exister. Il faut donc des alliances, de préférence des alliances gagnantes qui permettent de participer à l'exécutif, ce qui fait véritablement l'intérêt du mandat. Quelle alliance ? D'une région à l'autre, il est clair que les intérêts divergent. L'option "à gauche toute" élimine les candidatures des élus qui participent à des réseaux ou des majorités de droite, "à droite toute" est très incohérent avec l'image nationale d'opposant de Bayrou.
    L'alliance locale expérimentée aux Municipales serait une bonne option pour les futurs conseillers, mais ils savent son manque de lisibilité. Une alliance verte-orange de 1er tour avant une négociation d'égal à égal avec le PS serait la meilleure option, mais Les Verts, après leur succès des Européennes, veulent tenter un premier tour en solitaire ou une négociation en position de force dès le 1er tour avec les socialistes. Le pire serait pour cet agenda l'absence complète d'alliance. C'est la survie de notre mouvement qui se joue, chacun le ressent à sa manière.

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07sept.

Tout ça pour ça !

Les universités de rentrée sont terminées. Nous pouvons en tirer un bilan.

Une volonté d’alliance précipitée et sans condition

Sans mandat du Conseil national, dont le rôle est de débattre de la stratégie, notre président a publiquement et clairement indiqué son désir de discuter dès aujourd’hui avec d’autres formations politiques, sans avoir construit notre projet.

Nous le regrettons, non pas parce que nous y sommes hostiles, mais parce que nous pensons que ce n’est pas la bonne méthode, que cette annonce apporte de la confusion et qu’elle fait passer le projet en second plan. Une large majorité des militants veulent d’abord forger puis affirmer leurs convictions. Nous pouvons reprendre la phrase de Corinne Lepage qui a été largement applaudie : « Nous ne sommes ni à droite, ni à gauche, nous sommes devant ».

Être devant c’est avoir des idées à soi

Pour le GRID, être devant s’est d’abord gagner la bataille des idées. Plus que jamais ces universités de rentrée prouvent que, sans projet de société prospectif par rapport aux analyses et aux solutions du passé, nous ne pourrons pas montrer à quel point nous sommes « devant », contraignant ainsi les autres formations politiques à se positionner. C’est uniquement comme cela que chaque formation pourra vérifier qu’un projet commun est possible, lisible et durable.

On pourrait penser que nous avons été entendus quand on reprend les exhortations de nos deux leaders à conduire le congrès programmatique. Les déclarations de fin de congrès nous font craindre de voir le projet subordonné aux « désirs d’alliances ».

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02sept.

En attendant le projet : la position du GRID sur les alliances

Sans projet exprimé, devons-nous parler d’alliances ?
C’est exactement le piège que nous devons éviter.

Il est assez navrant de constater que la question des alliances supplante celle du projet. Certes nous voyons bien qu’il est possible de dégager un regroupement de tous ceux qui veulent pour notre pays un autre projet de société, mais cette simple motivation est totalement insuffisante, elle est même dangereuse.



Le rassemblement des détestations est aussi fragile que celui des ambitions. Tous les partis en ont fait l’amère expérience. Nos concitoyens veulent qu’il y ait un cap donné avant de connaître l’équipage. Or l’antisarkozisme n’est pas un cap et ne donnera jamais ni confiance, ni envie.

Nos éventuels partenaires ont également un lourd travail avant d’envisager une stratégie d’alliances qui serait autre chose que la vielle recette de l’union de la gauche à laquelle il suffirait d’ajouter le MoDem, et encore à condition, disent-ils, que le MoDem passe avec succès son examen de virage à gauche.

L’UDF a eu beaucoup de mal à s’extraire de l’état de supplétifs de la droite, le MoDem ne doit pas commettre la même erreur avec la gauche.

La bonne méthode, et même la seule qui pourra réussir, consiste à présenter aux Français le nouveau projet de société que le MoDem est en capacité de mettre sur la table.

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